Les pigeons voyageurs

Publié le par Serval

retraites2.jpgDonc l'épreuve de force à commencé sur les régimes spéciaux de retraites. C'était prévu, attendu , monté en épingle depuis plusieurs semaines.

Je dirais même scénarisé. Comme une pièce non pas de boulevard, mais d'avenues ou les cortèges sont allés défiler. Avec ses gentils, ses méchants, ses comtemplatifs, ses mouches du coches et autres seconds voire troisièmes couteaux dont l'histoire ne retiendra même pas la réplique, même si l'immédiateté et le manque de recul de l'information voudrait faire de ce mouvement ci, une réplique de 1995.

Mais ce n'est pas une réplique de 1995. Cette année là, si le mouvement avait pris autant d'ampleur et attiré autant de sympathie, c'est aussi et surtout parce qu'il était également un mouvement de protestation contre la politique de Juppé et pas seulement sur les régimes de retraites.

Aujourd'hui, c'est un peu comme pour l'écologie. A force de crier dans le désert, une prise de conscience s'est faite et les idées avancent (comme le désert d'ailleurs) tandis que fondent les préjugés (un peu comme la banquise également). A gauche comme à droite désormais plus personne ne conteste la nécessité d'une réforme.

Cela fait pourtant plus de vingt ans que l'on parle de ces régimes spéciaux en voulant les réformer. Vingt ans. Une génération que tous les gouvernement de gauche comme de droite ont abordé le sujet pour mieux se rétracter ensuite piteusement pour cause d'élections à venir et de sièges à perdre.

Les enjeux de la nation sont moins importants qu'un strapontin à l'assemblée nationale quels que soient les partis.

Vingt ans que l'on sait qu'il va y avoir un problème des retraites. Et rien n'a été fait. Tout le monde s'est passé le ballon mais sans volonté réelle de marquer l'essai. Ou tout au moins de le tenter.
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Pourtant, il faudra bien un jour résoudre ce problème. Ce qui pouvait être négocié, en terme de compensation, de nouveaux avantages à acquerir, de modulation dans les départs en retraites en fonction de la pénibilité il y a vingt ans peut il encore être de mise dans un monde qui à plus changé en une génération qu'en un siècle ? La potion sera amère et le remède plus douloureux que le mal.

Pendant ce temps, nous sommes les pigeons voyageurs. Otages du conservatisme des uns et de l'impéritie des autres.

Publié dans Toutes griffes dehors

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falconhill 21/10/2007 20:34

Conservatisme... Nous partageons la même image actuelle de ce mot. Politiquement incorrecte, c'est vrai.Bon billet. A bientot ami griffu et syndiqué ^__^

Agathe 20/10/2007 23:28

Exactement, nous sommes victimes de "leurs politiques"  à court terme. Au cours de leurs mandats, ils amassent des fortunes sous leurs "matelas". Ben oui, leurs retraites sont importantes !  Ils sont vigilants eux...