L'étrange parallèle

Publié le par wolvie

"Demain est identique à hier, ou à trois années en arrière, insipide. Le temps (...) est figé, mais la vie s'écoule. Vivre dans l'atemporalité fabrique à la longue des êtres indifférents à tout ce qui ne les implique pas directement. Ici, personne ne s'est choisi, (...) est un monde d'images, d'apparences. Qui s'en départ s'expose. Ici, c'est la bêtise réglementaire qui régit le plus souvent le quotidien, jusqu'à vous placer en spectateur de vous-même. Le plus grand nombre perd ainsi, au fil des ans, la capacité de s'autodéterminer. Se fondre dans le moule, abdiquer toute spécificité, est vendu comme l'archétype de la «normalité», et la veulerie érigée en parangon de gestion de sa vie."

Cela fait penser à un cauchemar digne du « meilleur des mondes ». Cela fait penser à ces vies que l’on croise tous les jours à la même heure dans le métro, au supermarché ou ailleurs. Des vies qui, sans fin, refont le même parcours. Des vies parallèles, superposables, identiques et qui ne s’intéressent qu’à elles-mêmes. Des vies exsangues à force de se vider de leur suc et qui continuent quand même mécaniquement. Des vies répétitives un peu comme ce film avec Bill Murray ou le héros est condamné à revivre sans fin sa journée…A ce propos, l’auteur de ses lignes est lui aussi condamné. Il purge une peine de prison à perpétuité pour meurtre. Ironie, cet extrait d’interview est paru dans Libération.

Je ne fais aucune apologie des actes commis et encore moins ne prétend faire une analyse psychologique.

C’est l’étrange parallèle de cette vie entre quatre murs et de ces vies recluses aussi, mais dehors que je te livre en pâture ami bloggien.…Ou ça dehors au fait ? Entre quels murs ?
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Publié dans Toutes griffes dehors

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