Point mort
Europe, le plus petit et le plus mal délimité des continents. Géométrie variable en fonction de l’histoire, des guerres, des alliances et de la géopolitique. Hégémonie des pays qui la composent variable aussi suivant les époques, les Empires, ou les mariages plus ou moins consentis. Déchirée par les guerres, cicatrisée par les tranchées et les accords, pétrie de monuments, de places de gares qui rappellent aux uns des victoires et aux autres des défaites. Berceau multiple de peuples différents et de cultures mêlées. Mais toujours à l’aube des découvertes, de la conquête (plus ou moins assumée) de territoires nouveaux et creuset de la démocratie.
Voilà, fin de la séquence Lagarde et Michard.
C’est bon de croire à une Europe unie, à une unique frontière. A un bloc puissant face aux Etats-Unis, au Japon, à la Chine qui se réveille, à la Russie qui sort de sa torpeur, à l’Inde qui pousse.
Mais voilà, 2000 ans de culture n’effacent ni la comedia dell’arte, ni les vaudevilles, ni les drames shakespeariens encore moins les hégémonies, les axes politiques, et cette débilité qui consiste à vouloir retirer plus de l’Europe que ce qu’on lui donne…Un peu comme si on voulait retirer plus que sa prime d’assurance auto tous les ans.
Alors on assiste à un bataille de chiffonniers, pinard italien contre patates germaniques, acier suédois contre fromages français, olives grecques contre whisky irlandais…voire plombiers polonais contre désanusseurs de porcs vendéens (que le Vicomte m’excuse).
Bref, on en est toujours au même point, les costards ont remplacé l’uniforme à brandebourg, mais la mentalité reste. Et là, ou l’on vouait aux gémonies nos ennemis héréditaires titulaires alternatifs de l’Alsace-Lorraine, du comté de Nice et de la Savoie, ou de batailles perdues et regagnées, on accuse désormais une réalité de plus en plus abstraite : l’Europe.
Au lieu de vouloir défendre sur nos ergots nos positions au sein (face) de (à)l’Europe, de revenir en triomphateurs ou en mauvais perdants, au lieu de se pencher sur le diamètre des saucissons, la longueur des préservatifs ou les fromages à pâte pressée, et surtout de se défausser de sa propre incurie sur les autres, on ferait mieux de regarder autour de nous et de voir que le monde évolue désormais sans nous.
On a bâti un temple, mais ce sont les marchands qui le gouvernent. Pour la volonté politique, prière de s’adresser à G.W. Bush, White House, Washington, USA. Que ça te plaise ou pas…
Voilà, fin de la séquence Lagarde et Michard.
C’est bon de croire à une Europe unie, à une unique frontière. A un bloc puissant face aux Etats-Unis, au Japon, à la Chine qui se réveille, à la Russie qui sort de sa torpeur, à l’Inde qui pousse.
Mais voilà, 2000 ans de culture n’effacent ni la comedia dell’arte, ni les vaudevilles, ni les drames shakespeariens encore moins les hégémonies, les axes politiques, et cette débilité qui consiste à vouloir retirer plus de l’Europe que ce qu’on lui donne…Un peu comme si on voulait retirer plus que sa prime d’assurance auto tous les ans.
Alors on assiste à un bataille de chiffonniers, pinard italien contre patates germaniques, acier suédois contre fromages français, olives grecques contre whisky irlandais…voire plombiers polonais contre désanusseurs de porcs vendéens (que le Vicomte m’excuse).
Bref, on en est toujours au même point, les costards ont remplacé l’uniforme à brandebourg, mais la mentalité reste. Et là, ou l’on vouait aux gémonies nos ennemis héréditaires titulaires alternatifs de l’Alsace-Lorraine, du comté de Nice et de la Savoie, ou de batailles perdues et regagnées, on accuse désormais une réalité de plus en plus abstraite : l’Europe.
Au lieu de vouloir défendre sur nos ergots nos positions au sein (face) de (à)l’Europe, de revenir en triomphateurs ou en mauvais perdants, au lieu de se pencher sur le diamètre des saucissons, la longueur des préservatifs ou les fromages à pâte pressée, et surtout de se défausser de sa propre incurie sur les autres, on ferait mieux de regarder autour de nous et de voir que le monde évolue désormais sans nous.
On a bâti un temple, mais ce sont les marchands qui le gouvernent. Pour la volonté politique, prière de s’adresser à G.W. Bush, White House, Washington, USA. Que ça te plaise ou pas…
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