Nuit noire
Il fait nuit, je rentre chez moi. Dans le pinceau des phares de ma voiture, je repeins la nuit…D’autre phares sont la, arrêtés...une ombre me fait un signe et je me range sagement sur le bas-coté derrière une autre voiture, elle-même derrière un fourgon…Et merde…je suis crevé et même pas noir, pour quoi est ce qu’il m’arrêtent ?
Contrôle classique, papiers, vérification, au passage j’apprends qu’une ampoule de code est défaillante, je ne m’en suis pas rendu compte dans la pollution lumineuse créée par les lampadaires, les néons et les autres phares. C’est sans doute ce qui à attiré l’œil de mon interlocuteur.
J’ai coupé le moteur mais pas la radio. Pendant que je sors mes papiers de mon portefeuille, un flash spécial tombe…Ils sont trois ou quatre à être tombés on ne sait pas encore…On est deux à l’entendre. Je vois mon interlocuteur blêmir et repartir vers le fourgon…A l’autre bout de Paris, deux ou trois flics ont été tués dans une fusillade près du périph...Informations confuses, a chaud, en train de se décanter, d’infuser dans les rédactions, de se propager à travers le pays. Il revient, me rend mes bouts de carton colorés, me dit que c’est bon, que ça ira pour cette fois et qu’il faut que je change mon ampoule. Je repars, content d’avoir évité la prune et avec un vague sentiment de malaise.
J’avais presque oublié cette histoire
Aujourd’hui, j’ai fait une longue randonnée virtuelle dans les méandres des blogs et à travers les sentiers de traverse du net. Je suis tombé nez a nez avec cette histoire. Avec cette seule victime expiatoire (et pour cause tous les autres sont morts), avec sa jeunesse, son nihilisme, son père débile, son enfermement et toutes les explications philosophiques et psychologiques qu’on veut bien me donner pour me dire que les coupables c’est nous, la société, et pas elle l’innocente brebis victime de nos turpitudes et de notre incapacité à être humains…Et qu’il faut la libérer cette pauvre chose ballottée par notre système, que c’était un cri, un acte politique, une réaction quoi…
Moi, ce que je vois c’est un mec dont le désarroi est palpable et quatre corps sans vie.
Je me fous de cette Cendrillon égarée a Fleury ou ailleurs. Qu’elle y reste ad vitam aeternam. Mais pour tous ceux qui pensent que changer la société passe immanquablement par le meurtre de sang froid et que l’assassinat est un acte romantique, je prétends qu’il y a encore des balles dans la nuque qui se perdent.
Contrôle classique, papiers, vérification, au passage j’apprends qu’une ampoule de code est défaillante, je ne m’en suis pas rendu compte dans la pollution lumineuse créée par les lampadaires, les néons et les autres phares. C’est sans doute ce qui à attiré l’œil de mon interlocuteur.
J’ai coupé le moteur mais pas la radio. Pendant que je sors mes papiers de mon portefeuille, un flash spécial tombe…Ils sont trois ou quatre à être tombés on ne sait pas encore…On est deux à l’entendre. Je vois mon interlocuteur blêmir et repartir vers le fourgon…A l’autre bout de Paris, deux ou trois flics ont été tués dans une fusillade près du périph...Informations confuses, a chaud, en train de se décanter, d’infuser dans les rédactions, de se propager à travers le pays. Il revient, me rend mes bouts de carton colorés, me dit que c’est bon, que ça ira pour cette fois et qu’il faut que je change mon ampoule. Je repars, content d’avoir évité la prune et avec un vague sentiment de malaise.
J’avais presque oublié cette histoire
Aujourd’hui, j’ai fait une longue randonnée virtuelle dans les méandres des blogs et à travers les sentiers de traverse du net. Je suis tombé nez a nez avec cette histoire. Avec cette seule victime expiatoire (et pour cause tous les autres sont morts), avec sa jeunesse, son nihilisme, son père débile, son enfermement et toutes les explications philosophiques et psychologiques qu’on veut bien me donner pour me dire que les coupables c’est nous, la société, et pas elle l’innocente brebis victime de nos turpitudes et de notre incapacité à être humains…Et qu’il faut la libérer cette pauvre chose ballottée par notre système, que c’était un cri, un acte politique, une réaction quoi…
Moi, ce que je vois c’est un mec dont le désarroi est palpable et quatre corps sans vie.
Je me fous de cette Cendrillon égarée a Fleury ou ailleurs. Qu’elle y reste ad vitam aeternam. Mais pour tous ceux qui pensent que changer la société passe immanquablement par le meurtre de sang froid et que l’assassinat est un acte romantique, je prétends qu’il y a encore des balles dans la nuque qui se perdent.
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