Bob
Il est gentil Bob, il a gardé sa belle gueule, celle qu’il avait en incarnant Pink dans le film névrotique d’Alan Parker tiré de l’album le plus mégalo du monde (The Wall, pour ceux qui croient encore que la musique a commencé avec La Star Ac et qui attendent impatiemment de pouvoir télécharger sur l’alarme de leur GTIturboseizesse la voix de Lara Fabian pour faire fuir les voleurs et les gens de goût (les deux ne sont pas incompatibles d’ailleurs))…Mais je m’égare.
Bob a eu une idée lumineuse…L’Afrique…Cette terre sauvage avec des enfants faméliques mais de si beaux yeux implorants, ce territoire de jeu géopolitique des nations Européennes, ce continent qui a d’abord exporté ses chanteurs de blues dans les champs de coton et puis ses matières premières dans les (Au)chan de banlieue. Bref, Bob a été ému. jusqu’aux larmes qui ne suffisaient pourtant pas a étancher la soif des enfants d’Ethiopie.
.
Alors Bob, qui croit dans le pouvoir de la musique, a rameuté tous ses potes gratteux, rockers, has been, en mal de gloire, ayant une image à défendre ou plus prosaïquement une compil a vendre, ou une promo à faire…et il a fait des méga concerts au nom de la solidarité.
Sans rire Bob, entendre Madonna chanter « material girl » lors du live 8, c’était pas un peu trop ?
Bob est désormais le porte parole, il ressasse toujours la même chose, grosso-merdo la musique a fait plier le G8 et « on donne trop aux vaches européennes et pas assez aux africains » rejoignant ainsi cet autre rebelle, Tony Blair, dans son combat pour une Europe américanisée (mais l’Angleterre a accepté depuis longtemps d’être la marionnette de l’oncle Sam).
Bob n’a pas compris, n’a rien compris
On peut donner pendant 100 millions d’années à l’Afrique, envoyer des milliers de clones de Bernard Kouchner trimbaler des sacs de riz sur les plages ensoleillées, on n’arrêtera ni la misère, ni le SIDA, ni l’immigration clandestine. On se donnera bonne conscience c’est tout.
Quand on aura réglé le problème de ces frontières tirées au cordeau au mépris des tribus, des ethnies et des peuples, de cet appauvrissement des ressources au fur et à mesure qu’on en prive les Africains pour satisfaire nos besoins, de ces démocraties de pacotilles, voire ces Empires ubuesques que nous avons couvert ou ces dictatures que nous couvons, et que l’Afrique ne sera plus le terrain de jeu entre anciens et néo-colonialistes, alors on pourra avancer.
Pendant ce temps au Cachemire on crève de froid, et au Tibet, on crève sous le joug chinois. Mais comme disait le poète, la misère est plus belle au soleil.
Bob a eu une idée lumineuse…L’Afrique…Cette terre sauvage avec des enfants faméliques mais de si beaux yeux implorants, ce territoire de jeu géopolitique des nations Européennes, ce continent qui a d’abord exporté ses chanteurs de blues dans les champs de coton et puis ses matières premières dans les (Au)chan de banlieue. Bref, Bob a été ému. jusqu’aux larmes qui ne suffisaient pourtant pas a étancher la soif des enfants d’Ethiopie.
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Alors Bob, qui croit dans le pouvoir de la musique, a rameuté tous ses potes gratteux, rockers, has been, en mal de gloire, ayant une image à défendre ou plus prosaïquement une compil a vendre, ou une promo à faire…et il a fait des méga concerts au nom de la solidarité.
Sans rire Bob, entendre Madonna chanter « material girl » lors du live 8, c’était pas un peu trop ?
Bob est désormais le porte parole, il ressasse toujours la même chose, grosso-merdo la musique a fait plier le G8 et « on donne trop aux vaches européennes et pas assez aux africains » rejoignant ainsi cet autre rebelle, Tony Blair, dans son combat pour une Europe américanisée (mais l’Angleterre a accepté depuis longtemps d’être la marionnette de l’oncle Sam).
Bob n’a pas compris, n’a rien compris
On peut donner pendant 100 millions d’années à l’Afrique, envoyer des milliers de clones de Bernard Kouchner trimbaler des sacs de riz sur les plages ensoleillées, on n’arrêtera ni la misère, ni le SIDA, ni l’immigration clandestine. On se donnera bonne conscience c’est tout.
Quand on aura réglé le problème de ces frontières tirées au cordeau au mépris des tribus, des ethnies et des peuples, de cet appauvrissement des ressources au fur et à mesure qu’on en prive les Africains pour satisfaire nos besoins, de ces démocraties de pacotilles, voire ces Empires ubuesques que nous avons couvert ou ces dictatures que nous couvons, et que l’Afrique ne sera plus le terrain de jeu entre anciens et néo-colonialistes, alors on pourra avancer.
Pendant ce temps au Cachemire on crève de froid, et au Tibet, on crève sous le joug chinois. Mais comme disait le poète, la misère est plus belle au soleil.
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