Les cercueils sont à prix vert

Publié le par wolvie

A Jim Morrisson, overdosé de métier,
A Kurt Cobain qui aura laissé son empreinte sur les murs,
A Mike Brandt champion du saut sans élastique
A Claude François, chanteur toujours branché,
A Gainsbourg parti en fumée au bras d’une Gitane
A Balavoine qui a confondu la dune de Pilat avec celle du Ténéré
A tous ces chanteurs morts et aux autres dont on nous vend les cercueils sous forme de compils, de long box, de CD pour DCD.

A ceux dont on nous fait un battage pour ne pas les oublier, dont les masters sont amortis depuis longtemps et qui rapportent gros aux maisons de disques. Dont l’étalage en tête de gondole a La FNAC ou chez Virgin occulte les jeunes créateurs. Dont les archives ont été tellement pillées qu’on en est a ressortir des chansons rejetées à l’époque par l’artiste dans son souci d’intégrité, bafouant sa mémoire pour faire du neuf avec du vieux, voire du vieux avec du neuf.

Les cercueils sont à prix vert. Pendant l’agonie de la licence globale la vente continue.



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Publié dans Toutes griffes dehors

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