La nausée

Publié le par wolvie

Ras le bol, haut le cœur, liquide acre qui remonte. Nausée

Nausée due a ces moutons terrifiés par la liberté conquise par leurs parents et leurs ancêtres. Pire la voulant pour eux même et la refusant aux autres.

Remontée de bile pour ce formatage auquel ils se soumettent et auquel ils souscrivent. Après la peur de l’an Mil, voici celle de l’an 2000. Comme si toutes les certitudes s’écroulaient et qu’on ne trouve plus refuge que dans le cocon par soi-même tissé, pas en soie, en fil de fer barbelé.

Apre le goût dans la bouche en voyant ce semblant d’humanité se prostrer dans des fausses fêtes cartonnées, en pâte à papier. Des étables vendues par des marchands avisés pour des temples ou il faut se prosterner, pour rester dans la légalité, dans la sociabilité, dans l’apparence et la norme. Ironie calculée, insolence cadrée. Liberté tolérée jusqu'à la clôture électrifiée. Ruminants dans un pré, ne sachant ou aller.

Remugles crachés pour ces nihilistes de poche qui n’ont jamais lu que la quatrième de couverture de ceux par qui la pensée s’est échappée, a coulé les fondations d’une humanité sur laquelle ils se sont empressés de bâtir de guingois le temple de l’individualité, de l’irrespect.

Eclaboussures tachetées sur ceux qui croient que tout est gagné, qui ne songent désormais qu’a bêler plutôt qu’a se rebeller. Pour ces faux rebelles qui au fond prennent le mal pour un pis-aller pourvu… pourvu qu’il ne soient pas touchés. Corporatistes d’eux-mêmes.

Sur leur autel, leur pensée unique, leur vérité issue du passé, leur utopie démagogique de l’avenir. Sur leur ignorance, sur le mépris qu’ils ont du socle sur lequel ils sont nés, je dépose une gerbe.


Publicité

Publié dans Toutes griffes dehors

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article