Les grenouilles

Publié le par wolvie

Les grenouilles coassent. Bien au chaud désormais, elles se rappellent le marais ou elles sont nées. Elles se rappellent le bon temps ou elles avaient apporté un souffle nouveau. Celui ou elles donnaient l’espoir grâce à un guide emblématique. Un florentin mystérieux. Un sphinx qui a régné en monarque républicain. Un tribun infatigable et convaincu de son destin.

Aujourd’hui dans le marais, c’est la guerre des grenouilles. Chacune se réclame de l’héritage du tribun, mais chacune vante ses idées , ses opinions, passe de la gauche à la droite des grenouilles ou vice-versa. A ce rythme, il y aura plus de candidats au poste de chef des grenouilles que de personnes pour voter pour elles.

Les grenouilles n’ont pas d’idées, encore moins de programme, ou si peu. Elles proposent soit des recettes éculées qui n’ont jamais marché, soit se rallient à la cuisine actuelle en version allégée. Le pire étant qu’incapables de fédérer les autres marais dans une union des grenouilles, elles arrivent à peine à masquer leurs dissensions à coup de fard et de vernis craquelant.

Le florentin avait dit « je réclame le pouvoir pour vous le rendre », les grenouilles disent « je réclame que vous me rendiez le pouvoir », pitoyable ersatz dénué de pensée, d’idée et de vision.

Les grenouilles surfent sur la vague nostalgique de cette froide soirée de janvier 1996 à la Bastille. Cet hommage en forme de fleurs déversées. L’ennui c’est que la fleur des grenouilles n’est plus la rose…c’est le nénuphar qui les symbolise désormais…

Dormez tranquille les grenouilles. Pendant ce temps on sacrifie les dernières valeurs de la République sur l’autel du populisme et de la démagogie.
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Publié dans Toutes griffes dehors

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