Voiture de flics

Publié le par Serval

A ceux qui croient encore que le libéralisme sauvage est une vue de l’esprit, une sorte de dragon conçu pour effrayer les braves gens, qui sont persuadés que la sécurité provient plus des caméras, des radars et de toute trace que nous laissons, qu’elle vienne des tickets de péage, de métro, de la localisation du portable ou autre voici de quoi revenir dans le monde réel.

 

J’ai trouvé cet article dans Courrier International. Il en dit long sur les dérives du système : En Angleterre Norwich Union propose une assurance auto ou relié à un GPS le véhicule est positionné en permanence selon l’heure, le kilométrage parcouru, la durée (vitesse ?) et le type de route empruntée. Le tout corrigé via le sexe et l'age. Les données sont transmises quotidiennement et compilées pour  facturer mensuellement (tarif : de 3cts/km le jour à 1 euro la nuit...)

 

Une filature électronique justifiée par le fait de ne payer que pour le risque encourru.

On passe ainsi du système existant : la mutualisation des risques, et qui est tout de même la base des contrats d'assurances (avec les correctifs du bonus/malus ), à une individualisation forcenée. Le règne du chacun pour soi. L’inverse d’une vie en collectivité.


L’égoïsme légalisé au nom  du fric.

 

Liberticide aussi cette assurance qui surveille et punit selon que l'on emprunte les grands axes ou les petites routes plus accidentogènes donc plus taxées,  l’heure de départ (plus d’accident le matin et la nuit qu’en journée) etc…etc…. Et le cryptage des données n’est qu’une hypocrisie de plus. Bientôt plus besoin de flics, Robocop te  coincera ami bloggien.

 

A quand une puce sous la peau pour savoir si tu traverses en dehors des clous, si tu mangez trop gras ou combien de temps  tu tient au lit, afin de ne payer ton assurance santé que pour les risques que tu prends ?

 

Big Brother is watching you, et désormais jusque dans ta liberté de te déplacer.
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Publié dans Toutes griffes dehors

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B
Je relisais les actes d'un colloque de 2001 du Conseil Economique et Social européen, qui faisait clairement reproche a certains pays de ne pas assez favoriser l'individualisme : "la premiere décennie des annes 2000 aboutira-t-elle enfin a prolonger la tendance de décentralisation et d'individualisme ?"...
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S
Ce qui m''étonne Bruno c'est que personne ne bouge...
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B
La question est : cela t'étonne-t-il ? Mutualisation est devenu un gros mot. Aujourd'hui, c'est le regne du chacun pour soi.<br /> Au Royaume-Uni plus encore qu'ailleurs.
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