Le jour ou les Tartuffes se tairont...
Le jour on il n’y aura plus de communiqué Elyséen diffusé ¼ d’heure après l’annonce de ta mort alors que chaque mot est soupesé, discuté, et globalisé dans le texte pendant des heures.
Le jour ou un autre quart d’heure plus tard, une candidate n’interviendra pas en direct sur RTL pour dire son émotion et en profiter pour glisser quelques mots de son programme.
Le jour ou un autre candidat ne viendra pas dire sa peine, forcément immense, alors qu’il s’est souvent opposé, y compris au gouvernement comme dans sa commune limitrophe de Paris à tes idées, tes admonestations, ton opiniâtreté pour les plus démunis.
Le jour ou les moins Tartuffes finalement, parce qu’il sont plus préoccupés par le sort des 100 familles que celui des sans-abris, tendront leur main autrement que comme un chien qui pisse lève la patte.
Le jour ou ceux qui ont toujours un train de retard sur le peuple, mais qui se raccrochent à tous les wagons (DAL, Don Quichotte) pour se proclamer les seuls défenseurs de ce qui est pour eux juste une abstraction dans les volutes de fumée, les tasses de café et les forums sociaux à Nairobi ou ailleurs pour vu qu'il y ait du soleil...
Le jour ou on laissera la parole à ceux que tu as aimé et qui t’ont aimé, que tu as aidés et secourus et qui sont orphelins aujourd’hui...
Alors tu pourras reposer en paix, sans le microcosme ambiant de tartuffes plus ou moins ouvertement déclarés et qui n'ont pas agi depuis cinquante longues années pour mieux te pleurer ce matin.