Impolitiquement correct
Il faudrait, oui il faudrait que je prenne soin de moi.
Il faudrait que je mange des légumes et même des fruits. Il faudrait que j’arrête la charcutaille sur le pain de campagne arrosé de beaujolais, le camembert sous
la cendre à la fin du barbecue, de saucer les plats de service, de boire dans les maisons Burgondes et les châteaux d’Aquitaine au son des verres entrechoqués.
Il faudrait aussi que je fasse du sport pour éliminer après m’être hydraté dans les eaux vivifiantes des villes thermales. Passer des heures en salles gym surchauffées, dans la sueur des autres stakhanovistes pour sculpter mon corps comme si je me prenais pour une œuvre d’art. Pygmalion de moi-même pour mieux paraître.
Tant qu’on y est, il faudrait aussi que j’en finisse avec la cigarette qui n’est de bon ton parait-il que quand elle se conjugue avec le foin marocain. Et pour parachever le tout, il faudrait que je respecte les limitations de vitesse, que je ne dise plus ce que je pense, que je dise du bien de la Star Ac, que je m'émeuve avec le troupeau des misères du monde sans pour autant agir pour les soulager, que je passe de l'antiracisme mou au lepenisme light au gré de la mode, que je me tatoue un code-barre sur la nuque pour être mieux fiché, numéroté, numérisé, digitalisé, virtualisé, bref mieux fliqué.

Alors là, oui je serais un homme de ce siècle ou l’on se fiche de savoir si l’architecture est fonctionnelle, du moment qu’elle est belle ou à tout le moins dans la norme mollassonne du beau fait pour plaire à tout le monde sans choquer personne. Un peu comme ces gens qui achètent une boite de raviolis et qui la trouvent bonne, simplement parce que l’étiquette était jolie.
Enveloppes corporelles sans âme, juste bonne à parader, à entretenir ce que votre Dieu vous a donné (prêté plutôt). Fan de vous-mêmes, masquant votre vacuité derrière votre bronzage, vos dents blanches et votre culte pour l’abstinence qui vous fait passer à coté de votre vie pour mieux la préserver, je ne serais jamais comme vous. Cro-magnon for ever, à jamais politiquement incorrect.
Et puis l’avantage de la cigarette et de l’alcool, c’est qu’ils me tueront avant que je commence à vous ressembler.
Il faudrait que je mange des légumes et même des fruits. Il faudrait que j’arrête la charcutaille sur le pain de campagne arrosé de beaujolais, le camembert sous
la cendre à la fin du barbecue, de saucer les plats de service, de boire dans les maisons Burgondes et les châteaux d’Aquitaine au son des verres entrechoqués.Il faudrait aussi que je fasse du sport pour éliminer après m’être hydraté dans les eaux vivifiantes des villes thermales. Passer des heures en salles gym surchauffées, dans la sueur des autres stakhanovistes pour sculpter mon corps comme si je me prenais pour une œuvre d’art. Pygmalion de moi-même pour mieux paraître.
Tant qu’on y est, il faudrait aussi que j’en finisse avec la cigarette qui n’est de bon ton parait-il que quand elle se conjugue avec le foin marocain. Et pour parachever le tout, il faudrait que je respecte les limitations de vitesse, que je ne dise plus ce que je pense, que je dise du bien de la Star Ac, que je m'émeuve avec le troupeau des misères du monde sans pour autant agir pour les soulager, que je passe de l'antiracisme mou au lepenisme light au gré de la mode, que je me tatoue un code-barre sur la nuque pour être mieux fiché, numéroté, numérisé, digitalisé, virtualisé, bref mieux fliqué.

Alors là, oui je serais un homme de ce siècle ou l’on se fiche de savoir si l’architecture est fonctionnelle, du moment qu’elle est belle ou à tout le moins dans la norme mollassonne du beau fait pour plaire à tout le monde sans choquer personne. Un peu comme ces gens qui achètent une boite de raviolis et qui la trouvent bonne, simplement parce que l’étiquette était jolie.
Enveloppes corporelles sans âme, juste bonne à parader, à entretenir ce que votre Dieu vous a donné (prêté plutôt). Fan de vous-mêmes, masquant votre vacuité derrière votre bronzage, vos dents blanches et votre culte pour l’abstinence qui vous fait passer à coté de votre vie pour mieux la préserver, je ne serais jamais comme vous. Cro-magnon for ever, à jamais politiquement incorrect.
Et puis l’avantage de la cigarette et de l’alcool, c’est qu’ils me tueront avant que je commence à vous ressembler.
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