Budapest 1956-Paris 2006. L'Elite est toujours là

Publié le par Serval

Hongrie 1956. Aspiration légitime du peuple hongrois à un peu plus de liberté et de démocratie. La Hongrie n’est pas à proprement parler un pays qui puisse faire de l’ombre au grand frère soviétique. Sorti exsangue de la guerre il cherche simplement une vie meilleure. Le PC d’union soviétique observe et tente de mettre en place ses apparatchiks. N’y parvenant pas, le 3 Novembre 1956 L’armée Rouge envahit Budapest et ouvre le feu noyant  l’insurrection dans le sang.

 

Paris 2006. Galvanisés par le "non" à la constitution européenne, divers collectifs se regroupant sous la bannière « antilibérale » essayent de présenter un candidat unique à la présidentielle. A proprement parler il ne peuvent faire de l’ombre au grand frère, le PCF. Aucun n’est crédible réellement, chacun y va de sa petite idée un peu comme un portrait chinois et aucun n’est vraiment organisé. Le PCF observe et tente d’imposer sa candidate. N’y parvenant pas le 22 décembre 2006, Marie-Georges Buffet annonce sa candidature, l’imposant donc aux autres et noyant ainsi toute idée d’une fédération de ces collectifs pour former une alternative.

 

Personnellement, je me fiche des antilibéraux. La simple lecture de deux pages d’un manuel scolaire de base suffit en général à comprendre que leurs idées sont au mieux utopistes, au pires grotesques. Qu’il ne s’agit la que d’un front du refus sans réelle valeur politique autre que le deni et la manipulation de pauvres gens frustrés par leur situation.

 

Ce qui me gène, une fois de plus, mais ce n’est pas la première avec le PC, c’est comme d’habitude sa capacité à bafouer la démocratie tout en se proclamant l’élite, l’héritier et le seul défenseur des valeurs de tolérance et de respect. Vouloir fédérer pour passer misérablement de 3 à 5 % et obtenir le remboursement de ses frais de campagne. Noyauter tous les mouvements plus ou moins fantoches, plus ou moins fantômes pour mieux les contrôler. Ne pas tolérer d’autre gauche stalinienne qu’eux même.

 

C’est pathétique, c’est minable et cela explique peut être pourquoi par une opération de vases communiquants, l’électorat du PC a migré vers le FN autre refuge de l’anti-démocratie ou l’on manipule par la peur de l’autre, ou l’on renvoie dos à dos les partis républicains, ou on se proclame les seuls défenseurs des laissés pour compte de la vie sans rien leur promettre de tangible.  Un front du refus qui d'un extrême à l'autre grandit de plus en plus avec les risques que cela comporte pour les valeurs de la république.

 

Budapest 1956 – Paris 2006.  La seule chose dont on peut être sur avec le Parti Communiste, c’est qu’il ne change pas, qu’il n’a jamais changé, et surtout qu’il ne changera jamais.
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Publié dans Toutes griffes dehors

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