Ground Zéro de la politique

Publié le par Serval

Ami bloggien, à l’heure ou on te rebat les oreilles et les yeux des images de la poignée d’imbéciles fanatiques qui ont voulu faire atterrir des Boeing sur des pistes manifestement trop courtes, on oublie qu’en France, aux portes de Paris, il y a eu un évènement dont on commence à peine a parler depuis quelques semaines.

 

Ah ! Cachan ! Sa tour Eiffel à moins de 20 kilomètres, son avenue bordées d’arbres ses grands magasins (Ed, Leader Price) , sa gare du RER internationale. Et surtout sa cité universitaire…Quel bel exemple d’enrichissement que cette cité ou l’on a accueilli dès 2001, les nouveaux esclaves et leur famille. On a, jusqu’ici, peu communiqué la dessus, sans doute par pudeur…

 

Déjà cinq longues années que des familles vivent dans ce squatt, dans des conditions précaires, en faisant des circonvolutions pour avoir de l’électricité (ce qui sert de prétexte aujourd’hui au nom du principe de précaution et du risque d’incendie réunis pour les virer). Cinq ans que ces gens vivent dans la peur de l’expulsion, qu’il ne peuvent prendre que de petits boulots souvent sous-payés.

 

Cela fait cinq ans que nous avons une annexe du tiers monde à deux pas du périphérique.

 

Aujourd’hui on essaye de pallier l’urgence, leur obtenir des logements, des papiers…pour les uns il s’agit de donner une vie décente d’ici, pour d’autre une vite descente d’avion la bas.

 

Ainsi tandis que s’écroulaient les tours du WTC, s’écroulait quelque part en France la tradition de terre d’accueil lorsqu’on a laissé s’entasser, des familles dans des conditions de vie que même Zola n’aurait pas osé écrire. Il n’y a pas de quoi pavoiser ami bloggien. Une fois de plus la grande tradition de l’immobilisme et du « je repasse la patate chaude à mon successeur » à servi d’alibi pour que ces familles timidement intégrées et aux enfants désormais scolarisés, se voient contraintes de quitter leur îlot de misère à coté de l’oasis pour retourner à leur point de départ après cinq ans passés en transit précaire.

 

Ground Zéro de la politique quand chacun détourne les yeux. Il est vrai que 2001 était une année pré-électorale ou il n’aurait pas été de bon ton, ni de les expulser ni de les intégrer, de peur de perdre quelques milliers ce voix. On voit ou ce raisonnement nous à menés.

 

Il est vrai que 2006 est une année pré-électorale ou il est de bon ton de se montrer intransigeant afin de gagner quelques milliers de voix…Je crains de voir ou ce raisonnement va nous mener.

 

Mais entre les deux n’aurait t’on pas pu trouver une solution ?
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Publié dans Toutes griffes dehors

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