Nu auto-caritatif
L’idée est partie d’Angleterre de mémoire avec un petit calendrier de pompiers posant devant et avec leur grande échelle pour une œuvre caritative. C’était nouveau, osé et sympa. Une initiative issue d’un pari et qui aurait pu s’arrêter là si nous n’étions pas dans une époque de recyclage. Du coup le « Nu » est le nouveau filon publicito-humanitaire de ces dernières années. Attention j’ai bien dit filon et pas fion…Ami bloggien on reste dans l’artistique quand même !
Il fallait bien ça pour relancer la consommation de dons. Les maquignons des maisons de disques ont exploité l’humanitaire jusqu'à la corde. A la moindre catastrophe on convoque Barbelivien ou Obispo, on loue un hangar, trois caméras et on enferme tout ce que le show-biz compte de recalés jusqu'à ce qu’il chantent et dansent en rythme sur des textes approximatifs. Enfin, presque à la moindre catastrophe, parce que le Tsunami sur les plages ensoleillées ça fait rêver, mais le tremblement de terre en Afghanistan ou les malheureux se pelaient dans les montagnes….
Et puis voir des enfants Ethiopiens nus et mal nourris ça bouleverse le cœur mais
pas le portefeuille. Tandis que du « nu artistique », c’est à dire posé par des artistes, ou qui prétendent l’être, c’est quand même autre chose…
On a donc droit à une floppée de chanteuses marketing dont le principal atout était déjà de dévoiler la moitié de leur anatomie et qui posent assises sur leur neurone afin de « s’impliquer de manière positive » dans une cause dont tout le monde se foutait jusqu’alors : la leur.
Après tout cela donne une meilleure image de poser à poils pour sauver des animaux que de se faire photographier topless sur une plage des Seychelles. Autre avantage, cela permet de venir parler dans les émissions de télé de cette noble cause dont ne savait rien il y a une demi-heure, voire de se donner une aura de scandale toujours plus vendeuse de disques surtout quand on ne sort plus une galette de la Fnac...
Charité bien ordonnée commence par soi-même non ?