La soupe aux shoots

Publié le par Serval

J’ai encore dans les papilles le fumet du mondial de 1974. En Allemagne déjà. Plus exactement en  RFA à l’époque. On n’était pas du voyage. Mais quel plaisir de voir ce football. Celui Johann Cryueff ou de Beckenbauer. Cette finale de rêve. Bien sur il y avait déjà des sponsors, des promos, des concours, mais ce n’était pas la soupe que l’on nous sert désormais

 

Dans cette soupe le football devient anecdotique. Il ne sert qu’a la transmission de la frustration d’un peuple à travers une équipe, au nom de valeurs que l’on a oublié, sacrifiées plutôt sur l’autel des parrains officiels.

 

Et pour épicer cette fade ragougnasse, tout devient bon pour créer l’évènement ou pour avoir quelque chose à dire. On a donc droit à une mobilisation de journalistes sportifs ou qui prétendent l’être. Il faut vendre du papier, de l’espace , faire rêver, jouer les frondeurs  mais aller manger dans la gamelle de Clairefontaine quand même. Il faut critiquer mais sans dénigrer, il faut il faut, il faut….rude exercice pour apprentis cuisiniers.

 

Les supporters ont perdu le goût eux aussi passant d’un extrême à l’autre, crachant dans la soupe pour la trouver finalement meilleure dès qu’on a passé le premier tour Agissants manipulés. Comme s’ils avaient oublié qu’ils avaient rêvé, vibré, pleuré de joie pour les idoles à qui ils mettent désormais des cartons jaunes. Comme si le sort d’un pays, son rayonnement dépendait de 11 bipèdes en short.

 


J’adore le foot, mais bon sang que la soupe au shoots est amère.

 


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Publié dans Toutes griffes dehors

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