La FIN...Et alors ?
Décidement tout nous pousse vers la Fin ces temps ci.
Fin de l’humanité sous l’effet de serre , la fonte des glaces, la déforestation, les gaz carbonique et j’en passe
Fin du travail sous l’effet pervers de la mécanisation, de l’informatisation, des réseaux et des zones de productions à bas prix
Fin des valeurs sous les coups de boutoirs de la délinquance, des hordes de sarrasins, de la croyance, du respect et de la tolérance.
Fin de l’énergie avec les réserves de pétroles qui s’épuisent, le nucléaire si dangereux
Fin de la suprématie politique des pays développés par rapport à la montée en puissance économique de la Chine, de l’inde et de tous les pays émergents.
Ce XXIème siècle est à peine né que déjà on en annonce la mort prématurée dans un catastrophisme ambiant et délétère qui contamine toutes les couches de la société. Le retour de la peur de l’an Mil mais multipliée par deux, amplifiée par les médias, serinée à longueur de journée, à langueur provoquée par des Cassandres interposées.
Les nouvelles Cassandre ont toutes des idées, des solutions des projets pleins leurs cartons. Debout sur des tribunes en caisse à savons, sur des estrades au milieu de militants adeptes de leur secte, surexposées pour faire passer leur message, à coups de petites phrases extraites de leur discours , dans des livres ou se mêlent constats sans concessions et solutions aventureuses issues de leur programme destiné à réinventer un modèle, ou bien
revenir à un modèle ancien. Elles prônent sous leur égide un bond dans le futur en restant accrochés au passé. Elles nous prédisent surtout que la Fin n’est que leur début.
Les nouvelles Cassandre ne nous apportent rien sauf de la morosité, de l’inquiétude, du pessimisme, de la démission.
Cela fait deux mille ans que l’homme danse au bord du gouffre. Que les plaies béantes des guerres, des massacres ne se referment pas. Que l’espoir d’une société meilleure se réduit à une ligne lointaine à l’horizon.
Cela fait deux mille ans malgré tout que l’humanité à progressé a pas compté certes mais toujours de l’avant. Que sur ce fil du rasoir nous sommes toujours là.
Au lieu de nous prédire la Fin, il serait plus utile de nous proposer un Avenir 