L'homme qui tombe à pic...d'audience
Que d’émotions, mes amis…quel chassé croisé, dans nos lucarnes.

Enfin de l’actu moins anxiogène. Quel soupir de soulagement de savoir que les smicards de nos écrans vont retrouver après une partie de chaises musicales et quelques photos volées « par hasard » sur la plage ensoleillée ou ils vont soigner leur bronzage et leur notoriété, un plateau pour présenter sans fin la même émission.
Sans rire, cette année le mercato cathodique éclipse même les transferts de football. La preuve, le départ de Jacques Santini est passé aussi inaperçu que son palmarès d'entraîneur. Bon d'accord, c'est un mauvais exemple. Santini n'est pas l'homme qui tombe à pic, mais plutôt celui qui a loupé le coach.

Mais que de bouleversements, quel séisme ! Déjà qu’on a failli perdre la moitié de nos animateurs lors du dernier Tsunami alors qu’ils nous présentaient en simili-direct la soirée du jour de l’an avec calage informatique pour les 12 coups de minuit, voilà qu’il va falloir reprogrammer le scope, et s’habituer a regarder une autre chaîne…Vais-je y arriver ?
Quelle futilité, quelle prétention d’un microcosme qui d’un micro cosmétique se trouve élevé au rang de star de son quartier dans un tube électronique. Quelle clownerie (et je met un L pour rester poli).
Voici donc le dernier avatar de la télé-réalité, le changement de chaîne en direct live, les atermoiements, les procès pour exclusivité d’image alors que se négocient en coulisses les indemnités de départ. Comme si cela allait changer le quotidien dans les HLM, comme si cette question de gros sous, parce qu’après tout c’est de cela qu’il s’agit, allait améliorer les conditions de vie des téléspectateurs. Comme si on avait quelque
chose a faire des émirs de la mire.
Comme si en plus de nous rendre aveugles, sourds et muets, on ne cherchait pas en plus à nous prendre pour des cons