Caliméro, la vraie histoire

Publié le par Serval

Caliméro à une tête de faux jeton. Une tête de poisson naviguant en eaux troubles au fond d’un étang pollué.

Le rêve de Caliméro c’est de faire à la télé. Oh non, pas faire au sens de fabriquer, au sens de se faire dessus. Avec son faciès torve et ses idées de poubelles, la chaîne fut toute trouvée. Télé poubelle fut son domaine, télé obscénité fut sa pensée, télé de merde fut celle ou il aimât se rouler.

Dans la tour inféodée au fric, au marchands de lessive et au pouvoir en place pourvu qu’il fut de droite, au début on était content. Quelle merveilleuse machine a décérébrer que l’homme à tête de poisson mort. Mais peu à peu les odeurs commencèrent a monter dans les étages tandis que l’audimat baissait. Alors l
a décision fut prise de sortir la poubelle.

Caliméro fut très vexé.

Alors il se mit a fienter sur la télé, notamment sur celle qui l’avait employé, à la radio pour se faire entendre, sur une chaîne dont le numéro semble indiquer le nombre de téléspectateurs,  dans des livres écrits avec des mots de moins de trois syllabes pour se faire comprendre et sur un blog.


Caliméro continuait ses basses œuvres sans souci de la déontologie journalistique dont
il se réclamait pour vendre son bouquin qui était en exergue sur le bandeau de son blog  et qu’il aurait d’ailleurs du faire imprimer sur papier molletonné et en rouleaux (ce serait plus pratique). Caliméro caviardait son blog de fausses news, de photos piquées ailleurs, de dépêches éventées sans souci de véracité en les faisant passer pour des exclusivités.

Hélas pour Caliméro, son secret fut éventé. Par des journalistes de Libé lesquels étaient titulaires d’une vraie carte de presse (pa
s comme celle que Jean-Pierre Pernaut brandit à tout bout de champ et qui ne justifie pas son journal de 13h mais salit les vrais reporters).

Caliméro fut très très vexé.

Alors dans un déchirant texte fait de fausses larmes de vrai crocodile, il fustigea cette
presse déchaînée, et aux accents larmoyants de la victime détruite par une presse lui voulant du mal, à lui le chantre de la vérité, il décida courageusement de ne pas se justifier mais d’abandonner ses 50000 lecteurs journaliers ( ?!) en sabordant son blog un peu comme la flotte française s’est sabordé à Mers-el-Kebir, mais avec moins de panache.

Le blog de Jean-Marc Morandini est fermé depuis deux mois.

Pourvu qu’il ne revienne jamais.
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Publié dans Toutes griffes dehors

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C
lol bien écrit
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