Les misérables

Publié le par Serval

Ils sont la, dans l’écran. Couperosés de frais, de part et d’autre d’un rideau symbolisant leurs divergences et qui doit tomber, c’est la loi du spectacle, pour qu’il y ait une happy end.

Ils sont là, cyniques et machiavéliques, excitant les bons sentiments. Encouragés par un public de courges. Mettant le doigt non pas pour suturer la plaie mais au contraire pour l’aviver.

Ils sont la, sous prolétariat, vaches décérébrées, baleines moustachues, niveau primaire +1,5. Ils se roulent dans leur propre fange, grossissent leurs traits déjà empâtés par une overdose d’inculture et de téléréalité.

Ils sont la savourant le spectacle des pauvres d’esprit qu’ils mettent plus bas que terre, qu’ils ridiculisent par leurs excès, par leur mise en scène, par leur aplomb face à la vacuité.

Ils sont là, ces millions de voyeurs avides de sensations, se croyant protégés par ce miroir déformant, voulant du sang et de l’émotion. D’autres eux-même, mais qui ne le savent pas, qui se croient supérieurs parce qu’eux sont installés dans leur salon But en faux bois acheté avec un crédit à taux usuraire. Il n’y a rien de plus pathétique que le mépris du peuple par le peuple.

Ils sont tous la, les misérables.

« Y’a que la vérité qui compte », mais Y’a que la connerie qui rapporte.

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Publié dans Toutes griffes dehors

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