Je m'appelle Babel
Dieux, que vous avez lutté pour me construire. Depuis les peuplades gauloises, aux aqueducs romains, aux temples qui existent encore, a l’émergence d’une dynastie. A la révolution des bourgeois qui envoyèrent vaillamment à l’assaut des sans-culottes prendre un symbole, un bastion, plutôt une Bastille que vous fêtez encore sans savoir pourquoi, comme toutes ces fêtes qui ne sont pour vous que des jours pris au patron, sans que vous en compreniez la signification , les luttes, le sang versé, les larmes coulées pour votre confort et le week-end férié.Je m’appelle Babel
Je suis née et j’ai grandi sur votre sol. Poussée par des milliers de bras. Espingouins, Polaks, Ritals, Portos, Ruskofs, Schleus, Belgiums et j’en passe et je ne compte pas les Bougnats, les Corsicos, les Chapeau ronds, Les Alsaciens et les autres.
Vous tous, vous m’avez fait.
Vous tous vous m’avez oublié. Une fois bien intégrés, bien au chaud dans la communauté. Vous qui dont les parents sont arrivés en chaussettes. Qui ont subi les affres et l’humiliation de l’immigration. Vous qui êtes désormais intégrés, éduqués, voire dans les sommets.
Si vous aviez été la avant votre père et votre mère, les auriez vous laissé entrer ?
Je m’appelle Babel. Vous les immigrés intégrés de seconde génération qui votez Le Pen et de Villiers vous me faites gerber. Vous qui avez oublié que vous êtes nés sur mon sol et qui refusez d’être de mon sang.
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