Ca penche !
Vers quelle lassitude allons nous ? Ou que l’on se tourne c’est toujours la même chose. On nous crée des besoins alors que nous avons des envies. On nous crée des tendances à coups de marketing et de collections renouvelées deux ou trois fois par an. De séries limitées qui, on nous l’assure, seront cultes dans quelques années. On ressort les vieux modèles façon « vintage » pour mieux nous les refourguer.
En fait ce ne sont pas les objets que l’on nous vend, c’est l’époque. Hi-tech pour paraître au top, années 70 pour la nostalgie d’un passé plus simple, ou le monde ne fourmillait pas d’interdits et ou le gris était coloré de teintes criardes, plaqués en faux bois, rhabillés de festons et de dentelles pour faire rustique, poutres apparentes pour nous rassurer, pour faire authentique. Ou encore on récrée nos jouets, nos chansons, Casimir, on réédite Pif Gadget, on repasse les vieilles séries TV pour nous faire retomber en enfance ou en adolescence pour les moins marqués
Quand une génération se retrouve dans son passé, c’est pour ne pas voir le présent, ne pas appréhender l’avenir. Cet impalpable chemin sur lequel nous errons, enfants de la télé qui a perdu sa mission d’ouverture sur le monde pour celle plus basique de nous replonger dans notre monde. Cataplasme sur nos plasma, LCD qui devient notre LSD.
Vers quelle certitude nous dirigeons nous ? L’avoir dans le dos à chaque demi-tour ? sommes nous tellement effrayés par ce qui nous entoure que nous préférons rentrer à l’étable en suçant notre pouce ? Ne pas se débattre dans les sables mouvants, préférer les sables émouvants de nos jeunes années ?
On s’épanche et on penche du plus en plus. De plus en plus nombreux, vertige à l’envers attirés par « avant », bientôt nous ne pourrons plus faire machine arrière. Je sens sous mes pieds le plongeoir s’incliner. Attirance mêlée d’anxiété.
A force de se pencher sur notre passé, c’est le vide qu’on va trouver...
En fait ce ne sont pas les objets que l’on nous vend, c’est l’époque. Hi-tech pour paraître au top, années 70 pour la nostalgie d’un passé plus simple, ou le monde ne fourmillait pas d’interdits et ou le gris était coloré de teintes criardes, plaqués en faux bois, rhabillés de festons et de dentelles pour faire rustique, poutres apparentes pour nous rassurer, pour faire authentique. Ou encore on récrée nos jouets, nos chansons, Casimir, on réédite Pif Gadget, on repasse les vieilles séries TV pour nous faire retomber en enfance ou en adolescence pour les moins marqués
Quand une génération se retrouve dans son passé, c’est pour ne pas voir le présent, ne pas appréhender l’avenir. Cet impalpable chemin sur lequel nous errons, enfants de la télé qui a perdu sa mission d’ouverture sur le monde pour celle plus basique de nous replonger dans notre monde. Cataplasme sur nos plasma, LCD qui devient notre LSD.
Vers quelle certitude nous dirigeons nous ? L’avoir dans le dos à chaque demi-tour ? sommes nous tellement effrayés par ce qui nous entoure que nous préférons rentrer à l’étable en suçant notre pouce ? Ne pas se débattre dans les sables mouvants, préférer les sables émouvants de nos jeunes années ?
On s’épanche et on penche du plus en plus. De plus en plus nombreux, vertige à l’envers attirés par « avant », bientôt nous ne pourrons plus faire machine arrière. Je sens sous mes pieds le plongeoir s’incliner. Attirance mêlée d’anxiété.
A force de se pencher sur notre passé, c’est le vide qu’on va trouver...
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