Tu me renieras
Tu me renieras parce que je t’ai compté parmi mes fidèles bien avant ce 10 mai et que sans moi tu es désemparé.
Tu me renieras parce que ce que je ne t’ai pas raconté, tu l’as vu et tu l’as compilé dans l’espoir, après ma mort, de conserver une once de célébrité.
Tu me renieras au nom de la mémoire, du devoir d’inventaire, de je ne sais trop quoi, mais pour avoir l’air de ceux qui savent, pour ajouter une pointe d’ombre à mon mystère. Pour éclairer du faisceau de ta lampe tremblotante celui que j’ai été, avec ses choix, ses idées, son machiavélisme, ses mensonges et ses erreurs peut-être.
Tu me renieras au bout de dix ans pour ne pas qu’on t’oublie. Profitant du fait que moi on ne m’a pas oublié, pour faire ressurgir les contradictions, les égarements, les fausses idées.
Tu me renieras, moi qui t’ai aidé, soulevé, porté, placé, imposé en mille lieux ou tu as pu étaler ta morgue et ton besoin de reconnaissance.
Tu me renieras, mais je ne t’en veux pas…Tu n’es pas pire que ceux qui m’idolâtrent, tu ne vaux pas mieux que ces amuseurs mondains qui se réclament de moi.
Maintenant, tais-toi. Et laisse moi dormir en paix.
Tu me renieras parce que ce que je ne t’ai pas raconté, tu l’as vu et tu l’as compilé dans l’espoir, après ma mort, de conserver une once de célébrité.
Tu me renieras au nom de la mémoire, du devoir d’inventaire, de je ne sais trop quoi, mais pour avoir l’air de ceux qui savent, pour ajouter une pointe d’ombre à mon mystère. Pour éclairer du faisceau de ta lampe tremblotante celui que j’ai été, avec ses choix, ses idées, son machiavélisme, ses mensonges et ses erreurs peut-être.
Tu me renieras au bout de dix ans pour ne pas qu’on t’oublie. Profitant du fait que moi on ne m’a pas oublié, pour faire ressurgir les contradictions, les égarements, les fausses idées.
Tu me renieras, moi qui t’ai aidé, soulevé, porté, placé, imposé en mille lieux ou tu as pu étaler ta morgue et ton besoin de reconnaissance.
Tu me renieras, mais je ne t’en veux pas…Tu n’es pas pire que ceux qui m’idolâtrent, tu ne vaux pas mieux que ces amuseurs mondains qui se réclament de moi.
Maintenant, tais-toi. Et laisse moi dormir en paix.
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