La petite écuyère est dans la tasse

Publié le par wolvie

Elle a succombé à ces sirènes du crédit organisé et se retrouve collée à perpétuité pour rembourser. Prison dorée, remplie de plasma et de cuisine équipée. Prison pour dettes, sans pouvoir de se mouvoir, sans vacances, sans sorties, avec les 1001 façons d’accommoder les pâtes.

Achetez ! payez plus tard, loin, par petites mensualités qui seront votre peine à purger dans votre cellule dorée. Et si vous êtes étranglés, ayez l’amabilité de nous régler d’abord…

Elle est tombée de cheval la petite écuyère le jour ou les huissiers ont déboulé. Plantée, là au milieu de la tasse de café noir, si noir et pas sucré. Elle voulait vivre, être la reine du manège. Dans son cerveau de linotte, elle n’avait pas compris qu’un crédit ça s’étudie dans une banque, pas entre une boîte de petits pois et une cafetière hi-tech. C’est pourtant la dernière tendance. Dangereuse et irresponsable.

Elle boit la tasse la petite écuyère, celle du bonheur à tempérament vendu sur des cartes colorées. On devait marquer dessus que l’abus est dangereux, comme sur les paquets de cigarettes.

Pourquoi les portefeuilles des pauvres sont ils plus lourds que ceux des riches ? Parce qu’ils contiennent les cartes de crédit des tous les hypers, les marchands de meubles et d’électroménager et que cela pèse plus lourd que des billets.

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Publié dans Toutes griffes dehors

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