le huitième art

Publié le par wolvie

C’est malheureusement récurrent à chaque sortie de film. La moindre bluette lacrymale arrosée au jus de pétales de roses a droit a son plan média comme si les producteurs préparaient soudainement une invasion à coté de laquelle le débarquement de Normandie et la prise de la smala d’Abd-el-Kader réunis feraient figure de camp de scouts en train de crapahuter en Vallée de Chevreuse.

Pour ça, il faut des troupes de choc. Le rappel de la 7ème compagnie du 7ème art. Acteurs à la scène comme à la ville, actrices minaudant, la glande mammaire au vent et le neurone en berne, et parfois réalisateur, caution morale destinée à décréter que ce film ci n’a rien çà voir avec les autres navets qu’il à tourné auparavant, qu’on va voir ce qu’on va voir, et qu’après ça les autres chef-d’œuvre sur pellicule seront juste bons à ranger la dans catégorie « film de vacances a Pornichet ».

BHL en navet (pardon : avait) beaucoup joué il y a quelques années, avant de se rendre compte que son film avait fait plus de sorties que d’entrées (même les acariens quittaient la salle). Aux dernières nouvelles cela n’en toujours pas fait un philosophe non plus.

Donc, pimpants dans leurs beaux habits, qui sont d’ailleurs souvent les même de plateau en plateau un peu comme s’ils étaient tous dans 24 H chrono, nos joyeux drilles partent répandre la bonne parole pour vendre leur gagne-pain. La première parole étant d’ailleurs très souvent : « je déteste faire la promo de mes films, mais celui la je l’ai vraiment adoré et c’est pour ça que je tenais tant à vous en parler. ». Et quand le plateau est terminé, que les questions banales, les rétrospectives, les mots d’auteur, les fausses provocations ont été déversées dans l’entonnoir du tube cathodique, ils reprennent le bus qui les attend à la sortie du studio et partent envahir un autre plateau avec les même mots, les mêmes réponses et les mêmes blagues.

Je ne sais pas ce que tu en penses ami bloggien, mais parfois il faudrait inventer un huitième art pour les comédiens. Un art qui consisterait à éviter la surdose de promo, apprendre l’humilité devant le travail accompli et à se renouveler dans leurs prestations télé.

En attendant, je vais te donner un tuyau. Fie-toi à ton nez pour choisir ce que tu va aller regarder.
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Publié dans Toutes griffes dehors

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