Ce jour là j’étais avec et sans moi. Météo et ôte tes bas, admets tes hauts et tes bas…
Ce jour là, j’aurais voulu être n’importe quoi à défaut de me sentir n’import
e qui. Même une casserole, le cul au chaud et le ventre plein, à défaut d’avoir le cœur vide et l’âme catatonique à force de prendre des n’importe quoi-tonic.
Ce jour là j’étais au régime sans ailes. Rognées, mazoutées, impression de boitiller, juste voir le soleil se lever, pas pouvoir s’élever, Phénix consumé.
Ce jour là je subissais des pressions sur dépression. Gentilles, discrètes, moralisatrices, vachardes. Ames calines pour un effet alcaloïde.
Ce jour là, je n’avais plus envie de moi, mais ça tombait bien je n’était pas la pour apporter la contradiction. Je traînais de la chambre au salon en regardant le décor se transformer en putréfaction.
Ce jour là tout se dépeuplait. Peu plié, peu enclin à le faire. Roseau pensant devenu saule pleureur, saoul pleureur, seul pleureur. Arbre unique dans la lande, arbre à came sans tête. Face amère, face à l’amer, face à la mer cent fois renouvelée comme mes pensées, flux et reflux cent fois ressassés dans un whisky bien tassé. Entassées sans café, qu’a tu fait ?
Ce jour la, j’étais perdu dans le décor familier. Syndrome animalier, se terrer, trouver un terrier, creuser pour ne pas se creuser, cerveau de coté, posé, pausé, bien rangé, ne pas déranger, rien ne peut s’arranger. Pessimisme exacerbé.
Ce jour la le soleil s’est couché alors que je me levait. Et que j’entrevoyais que ce jour sans moi serait bientôt sans mois, cent mois, cent fois, sans foi, sans fond, vertige au fond.
Ce jour la je n’avais pas ouvert les volets, juste allumé la fenêtre, l’autre écran de fumée parallèle à celui que je vomissais par les naseaux et qui donnaient à mes messages éthérés l’impression d’exister, de se répandre, de contaminer. L’axe de la pensée par blog interposé.
Alors j’ai cassé la fenêtre. A coup de touches sur le clavier, l’écran s’est fissuré, les pixels ont déclaré forfait, la lumière est entrée. Je l’ai avalée. J’ai crée la dépressurisation pour combattre la dépression. Ce n’était pas le net qui l’avait crée, mais c’est lui qui l’entretenait dans une bulle confinée, confortable. Je me suis éloigné, mais je reviendrais une fois l’addiction envolée. 
Il y a encore des jours sans moi, rien ne peut l'empecher. Il y aura toujours des jours sans moi, qu'importe si je peux les gérer.




On m’a couvert, on s’affaire, je ne sens plus rien. La clarté arrive, le ciel se déchire et je la vois encore plus brillante. Mon étoile. Mes larmes coulent enfin tandis que vient la douleur. J’esquisse un sourire en coin. Pourvu que la haut ils aient des bécanes.
ces pays que je visite de mon fauteuil. Des fois, j’aime pas.
J’ai enfin dépassé les limites de la ville. Depuis quelques minutes déjà les voitures se raréfiaient, un peu comme si ce no man’s land leur était incongru. Je marche.
Le plus grand malheur qui puisse arriver aux hommes, c’est de penser.
ce pied qui dépasse sur le trottoir.
dégage prudemment pour ne pas rayer ma carrosserie.


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