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La nouvelle fit le tour du monde, une traînée de poudre virtuelle. Les images et les commentaires étaient comme il se doit apocalyptiques. Et d’ailleurs comment ne pas en rajouter à la vue des rayons dévastés, des vitres brisées et de cette foule s’étant dispersée comme une pieuvre qui par la porte Lescot vers la rue, qui à travers le Forum , qui encore par le RER tout proche, s’étendant tentaculairement dans les rames filant dans toutes les banlieues.

 

Car après leurs actes les Berserkers étaient restés groupés s’enfuyant, masse de gens inconnus jusqu ‘ici, par bandes continuant à semer la panique sur leur passage comme une nuée de sauterelles.

 

A la tombée du jour on dénombrait une dizaine de foyers, autant de squats dans des banlieues plus ou moins déshéritées et même dans des immeubles chics du 16eme arrondissement ou s’étaient retranchés des groupes hétéroclites ressemblant autant du cadre de banque que de la jeune employée de supermarché, races et sexes mélangés. Un mix de la société comme n’en avaient jamais rêvé les plus ouverts des politiques. Une répulsion cauchemardesque pour les tenant de l’ordre BBR qui pourtant furent les premiers à y voir une récupération possible.

 

Le chef autoproclamé du Parti Nationaliste tenait la l’occasion rêvée  de faire grimper une fois de plus sa popularité. Il était partout s’exprimant, vitupérant prônant la manière forte pour éradiquer cette racaille, accusant sans fondement toutes les ethnies possibles et imaginables, appelant au sursaut national. Dans le même temps, en  sous-main, ordre fut donné à sa phalange personnelle d’infiltrer les Berserkers pour attiser un peu plus les tensions.

 

A gauche aussi on mobilisait.  Dans une optique dénonciatrice de toutes les turpitudes du pouvoir et de l’économie de marché, jouant les Cassandres, tout en s’avouant dans les cercles fermés incapables de comprendre cette flambée de violence et surtout comment la canaliser au mieux de leurs intérêts. On agita un peu les réseaux associatifs afin de créer comme ils le disaient à la télé les « conditions d’un vaste mouvement populaire » tout en refusant la violence mais sans condamner les auteurs. Exercice périlleux de corde raide.

 

Autant dire que le conseil des ministres fut tendu. Le ministre de l’intérieur visage plus crispé que jamais se prit une volée de bois vert qu’il accepta avec une humilité qui ne lui était pas coutumière. De réunion de crises en réunion de crise, il se sentait dépassé. Certes les foyers étaient identifiés, aux portes de Paris et même dans le centre de la capitale, des moyens de police et de gendarmerie étaient déployés et surveillaient ces nouveaux quartiers sensibles, mais le calme semblait revenu. La vie semblait même s’organiser dans ces squats improvisés. En même temps, l’expérience des dernières émeutes l’avaient quelque peu clamé. Il prônait toujours la fermeté mais évitait l’affrontement direct a quelques mois des élections. Pas question d’avoir une guerre civile sur les bras en pleine campagne électorale. Cela faisait l’affaire du Premier ministre qui ne se privait pas pour l’exhorter à rétablir l’ordre par voie de presse…ça va toujours mieux en le disant publiquement. Le président lui n’était toujours pas intervenu. Le vieux singe laissait les deux rivaux à leur concours de grimaces.

 

Le calme était revenu, la ville dormait d’un œil cependant. Installés dans des entrepôts, des immeubles vidés de gré ou de force, la vie en communauté se créait au sein des Berserkers. Il n’était plus question de folie passagère, mais de véritable émergence d’une nouvelle micro société ou les premiers chefs commençaient à prendre le pouvoir entraînant dans leur sillage des luttes de pouvoirs, des alliances et des heurts. De loin cela faisait penser à une secte dont les membres avaient tout plaqué famille, amis, travail pour se confondre dans cette masse hurlante. Une horde prête à déferler.

 

J’étais libre comme l’air, remercié pour une chronique jugée trop incendiaire à son endroit par un des annonceurs de la radio. Un « parrain » comme on dit maintenant…dans tous les sens du terme sans doute…Je pris une décision qui allait bouleverser ma vie et mes repères. Je décidais, dans un vague objet littéraire, de faire la chronique d’une de ces communautés. Encore fallait t’il que je me fasse accepter.

 

 

Bien sur, au bout d’un moment tous ces faits divers ne pouvaient plus passer inaperçus. Surtout à partit du moment ou ils interpellent le quidam lambda, le mongolien de moins de cinquante ans.

 

C’est la presse de comptoir qui a tiré la première. Avec des manchettes apocalyptiques. Chez le francilien libéré on n’a jamais fait dans la dentelle. Un jour on vilipende le trou de la sécu le lendemain on s’insurge contre les mesures pour le résorber. Aujourd’hui c’était bien sur les remugles de guerre civile. Histoire de donner le frisson et d’alimenter les conversations entre deux Kanter. Mais pour une fois ils visaient juste.

 

A Matignon, l’occase était trop belle de rappeler le ministre de l’Intérieur a ses devoirs. Ce fut fait au cours d’un conseil des ministres et colporté a travers tous les journaux. Après tout quand  on a la possibilité de mettre en difficulté un rival, pourquoi se priverait- on ?

 

La réplique ne se fit pas attendre. Solidarité avec le gouvernement, « oui ». En soulignant au passage d’un changement de casquette qu ’une nouvelle politique devait être mise en place. 1 partout la balle au centre et tandis que le torchon brulait au sommet de l’Etat d’autre feux s’allumaient, et ceux la n’étaient pas près de s’éteindre.

 

Place Beauvau les difficultés s’amoncelaient. Les RG, les différents corps de police étaient incapables de trouver un lien un fil conducteur. On ne peut  pas surveiller tous les anonymes se lamentait Montalivet au ministre qui exigeait des résultats. Depuis le début plus de six cent personnes avaient été arrêtés et parfois dans des conditions extrêmes qui faisaient monter au créneau la gauche. La plupart relachées, mais un noyau dur se formait. C’était palpable. Au fur et à mesure des jours, les actes devenaient de plus en plus violents et sans aucune raison apparentes. Un mot, une étincelle, une exaspération et l’incendie se propageait.

 

Je n’avais pas trop le cœur a la radio ces derniers temps. Envie de recul, de faire le point . Mais je restait à l’affut cependant et peu à peu les cordons se dénouaient. La division entre deux catégories se faisait jour. D’un coté ceux que j’avais nommé les Berserkers et de l’autre une population qui ne demandait qu’a basculer. Pétrie de JT sécuritaires, angoissée par la peur du lendemain, craignant pour leur livret A et l’écran plasma qui trônait dans le salon a coté de meubles rococo, désorientée par la conjoncture économique,  déstabilisée par une lecture de plus en plus compliquée des évènements. Ceux la me paraissaient infiniment plus dangereux. Une ligne de partage. D’un coté des fous furieux prêts a tout balayer, de l’autre d’autre fous prêts a tout pour les en empêcher.

 

Il ne manquait plus qu’une étincelle.

 

Elle arriva en plein  Forum de halles. La FNAC le temple de le culture. 10000 visiteurs par jour au moins. Un microcosme de gens pressés d’acheter le dernier CD  ou la dernière vidéo, des petits malins tranquilles venant lire un bouquin ou une BD assis peinardement par terre, des gadgets audio et vidéo a gogo. Un service d’ordre peu enclin au sourire, des vendeurs débordés et imbus de leur gilet pour qui seul comptait le matos haut de gamme. 3 étages de loisirs reliés par des escalators.

 

L’homme avait tranquillement débranché un ordinateur et l’emportait sous son bras. Un homme anonyme, ni grand ni beau vêtu d’un jeans  et d’un t-shirt, un blouson de cuir sur ses épaules, un regard dur et insondable sur le visage. L’altercation commença vivement sous les yeux médusés des clients. Entouré de gros bras , l’homme tranquillement posa son butin et méthodiquement assena plusieurs claques au vendeur en gilet. Tandis qu’on fermait les portes de l’étage et que les costumes gris tentaient de le maîtriser, d’autres clients excités prirent la sécurité à partie et commencèrent à piller le rayon, s’engouffrant à contre sens dans les escalators. Ils furent rejoints dans leur fuite au niveau inférieur par d’autres acheteurs. La traînée de poudre se répandit au rez-de-chaussée. Courant entre les rayons saisissant ce qu’ils pouvaient emporter. La razzia avait commencé..

 

Ce fut le premier regroupements de Berserkers. Il en appelait d’autres.
Nous avons mis plusieurs jours à nous remettre. « show must go on » paraît il…Mais là le cœur n’y était plus. L’antenne avait été interrompue, une message en boucle avertissant de problèmes technique. Et puis nous avions eu toute le monde sur le dos. Tous les chacals s’étaient donnés rendez-vous pour la curée. En cette actualité plutôt fade, c’était un bonheur de remplir de kilomètres de papier, des heures de vidéos. On n’avait eu droit à tout perquisitions enquête, interrogatoires , confrontations. Mais rien n’avait pu expliquer comment une homme tranquille, passionné par son métier et sans histoires avait pu se suicider en direct après s’être barricadé dans sa régie.

Pendant ce temps la d’autres fait passaient inaperçus. Tel ce conducteur de bus rue de Rennes, tel cet homme qui avait tranquillement saccagé une cabine téléphonique, ou cette femme qui avait décidé d’essayer des sous-vêtements en plein milieu du rayon des galeries et qu’on avait emmenée quasiment nue et hurlant comme une possédée. Personne de pouvait expliquer ces accès de folie soudains et qui même après les actes restaient ancrés au plus profond des différents protagonistes et prêts a ressurgir à la moindre étincelle. Même après les arrestations, les garde à vue, voire le retour chez eux, tous semblaient dans les starting-blocks, pour recommencer.

Nous étions l’arbre qui cache la forêt. Personne ne semblait faire attention a ce que l’on appelle communément des faits divers et qui pourtant se multipliaient.

Presque personne.

Place Beauveau, Ministère de l’Intérieur.

Comme tous les soirs Montalivet, le directeur des polices urbaines, avait rendez-vous avec son homologue du ministère, ainsi qu’avec un représentant de la préfecture. Ces trois hommes étaient chargés de faire le point sur le journée et de soumettre une synthèse au ministre. Lequel était en campagne électorale et de ce fait d’autant plus sensible à tout ce qui pouvait entamer sa crédibilité.

Ce soir la quand la Peugeot franchit les grilles Montalivet était inquiet. Les divers rapports qu’il apportait indiquaient que les forces de l’ordres avaient été amenées a intervenir près de deux cent fois pour des actes de folie furieuse.. cela impliquait de paisibles citoyens qui pour une raison ou pour une autre commettaient des exactions ou des déprédations quand ils ne se mettaient pas a distribuer des billets de 50 euros à tous les passants ou à manifester seuls en pleine rue.

La réunion fut tendue. Depuis plusieurs jours déjà ce mouvement qui paraissait incontrôlable prenait corps. Au début cela avait fait sourire, c’était l’anecdote du jour qui permettait de détendre l’atmosphère derrière les vitres donnant sur le jardin du ministère. Mais deux cents cas, ce n’était plus de l’anecdote et tous étaient conscients autour de la table qu’ils se trouvaient face à un problème de plus grande ampleur, et ce d’autant plus que les actes au fil des jours devenaient de moins en moins rocambolesque et de plus en plus violents.

Autour de la table de bois précieux, les trois hommes examinaient chaque cas essayant de faire un rapprochement, de définir une stratégie. Aucun lien pourtant ne semblait relier toutes ces affaires. Des directives furent données afin de renforcer les patrouilles, de signaler tout mouvement suspect. Les différents réseaux des RG et des brigades allaient aussi être mis a contribution. La situation était a surveiller, mais pas au point de remonter d’un cran le plan Vigipirate. Il fallait montrer de la fermeté sans pour autant donner l’impression d’un état policier, ce qui aurait été nuisible aux ambitions politiques du ministre. C’est dans cet esprit que la synthèse fut rédigée.

En la lisant, le lendemain matin, le ministre de l’Intérieur crut toutefois avoir la berlue. Il s’était avéré que l’un des deux gardiens en faction devant son ministère était un parfait inconnu qui avait fait le planton pendant trois heures en donnant du « monsieur le ministre » à tous les piétons.
Elle s’était mise a chanter un cantique. Totalement inopiné dans ce train de banlieue. Plutôt jeune , pas mal faite, anonyme qui d’un coup s’était mise à déclamer une sourate du coran. Et maintenant elle chantait un cantique.

Mi-étonnés , mi-souriant les gens autour d’elle la regardaient. Une beurette vedette du RER ce n’est pas tous les jours et puis ça change des quilapayuns qui viennent vous taxer après avoir massacré a la flûte de pan les reliques de leur passé.

Cela faisait un moment que je l’observais. Ce n’était pas une surprise pour moi. Depuis le temps que mon regard s’attarde sur mes contemporains, pour mieux les chroniquer à la radio qui me donne a brailler le matin et à grailler le midi et le soir entre deux rotations lourdes de chanteurs, dont l’action rebelle se borne à squatter le plateau de la star Ac’, elle n’était pas la première.

Des fois, j’ai l’impression de me trouver sur une chaise d’arbitre à Roland Garros. Au dessus de la mêlée. Cela faisait quelques semaines déjà que j’étais le témoin de ces actes anodins. Comme cette fille s’époumonant dans un train filant vers une cité dortoir, ou bien ce type marchant dans la rue et insultant tout le monde en espagnol, ou encore cet autre se mettant à lire le journal à haute voix et dans une salle de cinéma.

Des actes sans conséquences. Troublants tout de même. Il semblait que le fil de cuivre n’avait jamais été aussi ténu dans le plomb. Et quand le fil se distordait sous les coups de boutoir de la vie, le pétage du plomb n’était semble t’il pas loin…

En arrivant a R3 (Radio Rock’n’Roll pour les intimes) J’entendis le réalisateur. Enervé comme d’hab me dis-je…Hurlant comme un possédé qu’on était pas dans le timing, qu’il avait des impératifs, lui. Je connaissais la chanson par cœur.

Aujourd’hui, c’était un autre air…plus contemporain. Coincé dans sa bulle de verre, il avait pris l’antenne et déblatérait sa vie, son œuvre et ses idées devant le staff de la station et les animateurs de la matinale agglutinés devant le carreau. Barricadé dans sa cage transparente, il ne semblait pas vouloir s’arrêter de parler. J’imaginais les auditeurs au réveil entendant un fêlé qui hurlait comme un possédé un revolver sur la tempe. Je sus plus tard que sans raison apparente il avait interrompu le titre des Strokes, sorti son flingue et pris l’antenne.

«On coupe l’émetteur » hurla le DG. C’est à ce moment la que la vitre se teinta de rouge dans un bruit assourdissant.

C’est à ce moment la que le Reuter cracha cette dépêche hallucinante : Un conducteur de la RATP avait mis son bus en travers de la rue de Rennes et était parti a pieds sans un mot, sans se soucier des passagers et des voitures ni de l’accident qu’il avait causé.
Sonné, hébété par la mort de cet homme sans histoires et qui venait brusquement de se faire sauter la cervelle, je ne pris pas conscience tout de suite que des fils de cuivres se cassaient un peu partout dans toutes les couches de la société…Et que les actes devenaient de moins en moins anodins.
La pluie de verre s’écoulait sur les dalles. Les trois petites pyramides avaient déjà cédé sous les assauts, les projectiles et les cocktails molotov. Une fumée acre s’échappait de l’une d’entre elles comme les derniers soubresauts d’un vaisseau en train de sombrer.

Maintenant c’était les carreaux de verre de la pyramide principale qui vibraient sous les détonations. Retranchés autour, CRS et gardes mobiles tentaient tant bien que mal de repousser la foule. Des milliers et des milliers. Grondants comme une vague se brisant sur des rochers de lacrymos, de boucliers et de sueurs, de peur malgré les charges répétées depuis cet après-midi noir de pillages, de meurtres et de destruction. De folie collective.

La douceur de cette nuit de mai contrastait avec la fureur concentrée sur cet espace délimité. Par cette coulée, cet axe des Champs-Elysées au Louvre ou l’ultime camp retranché tentait d’éviter le pire , le pillage , la carbonisation du passé. Depuis ce début d’après-midi ou tout avait commencé, pas une vitrine n’avait échappé. Jusque la pas un piéton qui n’ait été dévalisé, un véhicule renversé et brûlé ou servi de bélier. Les forces de l’ordre n’avaient pu que canaliser le désordre dans la fumée noirâtre qui s’échappait des différents incendies. En sous-sol c’était pire. Les flammes ravageaient le parking sous les Champs. Le gigantesque brasier de carcasses de voitures menaçait de faire effondrer la chaussée, des lueurs éclairaient les cages d’ascenseur réduites à des cratères autour des débris de fer et de verre qui jonchaient le macadam et les trottoirs.

Combien étaient ils ? La rage décuplant leurs bras, hommes et femmes . sangs mêles, cheveux entremêles dans la bataille, se piétinant. Un gigantesque pogo qui confinait au destroy. Combien étaient tombés sous les balles, dans un trou, piétinées ? La vague ne semblait jamais vouloir s’arrêter.

Dès le début, les consignes avaient été claires. Pas de débordement hors des Champs Elysées. Priorité a la sécurisation de l’Elysée, de la place Beauveau de Matignon et de l’Assemblée Nationale. Maintenant après avoir ravagé l’avenue et la place de la Concorde ou les vasques brisées servaient de projectiles ou l’Obélisque était martelée de nouveaux hiéroglyphes en forme de balles, la vague hurlante avait déferlé dans les jardins des Tuileries massacrant statues et promeneurs inconscients pour enfin atterrir devant la pyramide du Louvre.

Une masse humaine se décuple par la rage, et là, confinée, n’ayant d’autre issue que d’avancer, la traînée de poudre se massait, s’agglutinait face au rempart sur la place. Les avenue alentours bloquées, les blindés légers patrouillant autour. Que pouvaient ils espérer les uns comme les autres ? un vrai guêpier, un nid de frelons entre les Tuileries et le Louvre tandis que, tant bien que mal, les pompiers et la police tentaient d’éteindre les feux, de suturer les plaies de reprendre le contrôle du pavé après une répression aveugle dans les rues adjacentes. Bloquant toute possibilité de reflux au milieu des immeubles au vitrines éventrées, aux feux rouges jonchant le macadam ou le sol des boutiques de luxe et des restaurants.

Je ne sais pas comment cela allait se terminer. Mais j’ai vu comment cela avait commencé. Laissez moi vous raconter.
Avant propos

Bersrk est une fiction dont un chapitre paraîtra chaque semaine un peu a la manière des romans feuilletons que l'on trouvait dans la presse il y a quelques années. Cette histoire quise déroule sur une vingtaine d"épisodes se déroule dans un futur pas si lontain.

J'espère que vous aurez autant de plaisir à la lire que j'en ai à la créer.

Le mot berserker, que l’on peut aussi trouver sous d’autres écritures (bersekir, bersekr...) désigne des guerriers du monde nordique et germanique, réputés invincibles. On sait très peu de choses des berserkers, On sait seulement qu’ils étaient censés se battre sous l’emprise de la fureur d’Odin, ce qui devait leur conférer une quasi-invincibilité en combat au corps à corps. En pratique, leur folie les rendait insensibles aux blessures et à la peur.

« Ses hommes à lui [ceux d'Odin] allaient de l’avant sans armure, enragés comme des chiens ou des loups, mordant leur bouclier, forts comme des ours ou des taureaux, et tuant les gens en un coup, mais eux, ni fer ni feu ne les navraient. Ils étaient appelés berserkers. »

La folie furieuse des berserkers s’explique par la consommation d’un mélange d’hydromel et de champignons hallucinogènes. Cette décoction les plongeait dans un état de rage quasiment incontrôlable et leur enlevait toute sensation de douleur et de peur ; quand ils étaient sous l’emprise de ce produit, seul le goût du sang pouvait les apaiser. À tel point que, si on laissait attendre trop longtemps une horde de berserkers prêts à charger, au bout d’un moment ils ne pouvaient plus se contenir et finissaient par s’entretuer.

(source Wikipédia)
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