Vers l'ouverture des frontières ?

Publié le par Serval

Bon disons le tout net, je sens que je vais encore me faire des copains...

 

Le but de cet article, n'est pas tant bien sur d'assener des vérités que de faire un brin de prospective, au vu et au su de ce qui nous entoure. De l'évolution constante des gens, des mentalités et du monde qui nous entoure.

 

L?histoire à démarré en 1959. A Bad Godesberg très précisément. Et pour se rapprocher un peu plus, il s'agit du jour ou le SPD allemand renonce toute référence au marxisme et accepte l'économie de marché. Bien sur tout n'est pas rose, il accepte en même temps la collaboration avec l'église chrétienne et abandonne toute idée de nationalisation. Détail amusant, Jaurès (un homme dont on parle beaucoup depuis peu..) reprochait en 1905 à ses camarades allemands "un attachement exclusif à la lutte des classes" qui "ne peut conduire qu'à la stérilité politique".  Moralité, nul n'est prophète en son pays et l'axe Franco-Allemand n'a jamais mieux fonctionné que sous Mitterrand et Kohl.

 

L'histoire continue en 2002 en France, ou armé de sa seule suffisance et aidé par une tripotée de comiques de communication qui se voient déjà en haut de l'affiche et des ministères, Jospin prend sa première décision « courageuse », celle de se retirer de la vie politique en piaillant sous lui ses rancoeurs et ses miasmes et laissant volontairement un parti décapité. Pour l'anecdote sa deuxième décision courageuse sera de tenter un come-back de reniement à sa parole la larme à l'oeil fin 2006. Et ça vient donner des leçons...Résultat des courses, pour la première fois on dépasse le clivage gauche/droite pour une alliance démocrate.

 

Le chapitre suivant se joue en 2005. Lors du réferendum sur la constitution Européenne. Sujet important s'il en est. Depuis le temps que l'on se plaint de cette Europe des marchands, l'occasion serait belle de faire enfin cette Europe politique qu'a part les coquelets sur leurs ergots nous appelons tous de nos voeux. Ce ne sera pas pour cette fois. Mais pour la seconde fois les votes transcendent les clivages politiques. Vox populi, vox dei. Un message est passé mais personne ne l'a semble t'il capté dans les état-majors politiques trop prompts a ne se réjouir que pour leur propre chapelle.

 

Avant dernier chapitre. L'investiture de Ségolène Royal malgré son parti mais avec l'appui des militants et adhérents. On note au passage que son programme réuni avec celui de DSK pèse plus de 80 % des voix laissant des miettes à Fabius qui s'était découvert inopinément une âme de gauche qu'il n'avait jamais exploitée jusqu'ici. Une tendance de fond semble se faire au PS. Celle d'une politique de gauche réaliste, humaniste, et ne refusant plus de comprendre, ni de prendre en compte les rouages de l'économie. Une gauche décomplexée, refusant l'utopie et la démagogie. Royal aura au moins eu le mérite de faire bouger la maison socialiste.

 

Ce dernier chapitre se terminera le 22 avril prochain. Face au programme ultra libéral du mini-Bush, les frontières semblent s'abolir. Des appels à contre-temps sont lancés avec des pseudo grecs ou romains, des déclarations à l'emporte pièce viennent de gauche comme des Verts. Aujourd'hui personne ne réagit ni ne donne d'importance, voire rejette. Mais c'est le peuple souverain qui tranchera.

 

L'épilogue se passera entre les deux tours. Quand il s'agira de rallier à Ségolène Royal les voix du centre. Et d'ouvrir les frontières.

Publié dans Toutes griffes dehors

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falconhill 17/04/2007 20:15

Deux lectures possibles. Lecture Delais Bertrand : Sarkozy a tout fait pour que le deuxieme tour, s'il est qualifié, soit un référendum pour ou contre lui. Et puis ta lecture : ouverture durable, abolition des frontières.Perso, je sais pas si une ouverture sera ou non durable. En tous cas, Bayrou me semble avoir réussi un pari : il parait, des 3 grands, le plus "rassembleur". Ce que je n'arrive pas encore à voir, c'est "est il le meilleur" ou "est il le plus petit dénominateur commun --> le moins pire"...Je suis emmerdé perso encore, à 6 jours... plus que 6 x 24 heures...Bonne soirée PS : Sympa la réouverture du bar du Wolverine...

Serval 17/04/2007 19:48

Brigitte,en 2002 nous avons été obligés, en tant que républicains et démocrates, de nous transcender pour voter à droite. Ce faisant une barrière est tombée.En 2005, certes les raisons de voter oui ou non étaient diverses et variées, je le reconnait. Mais la aussi deux blocs se sont formés sur un thème. Les clivages ont alors brutalement cessés d'être le temps de ce referendum.Je suis peut être audacieux, mais cet article n'était que de la prospective comme je l'ai dit. Jusqu'ici on votait comme son parti ou l'on s'abstenait si l'on était pas d'accord. ce ne fut pas le cas en 2005 et c'était inédit.PS: tres sympa ton blog ;-)

brigetoun ou brigitte celerier 17/04/2007 07:23

me parait un rien audacieux, ou spécieux, de voir dans le vote du second tour  de 2002, ou dans les nons divers (là ce que tu vise aurait plutôt été dans le oui, d'ailleurs) au traité européen, ne serait-ce que l'ébauche de l'amorce d'un rapprochement