Night Prowler
Partout ou je puisse errer
| Décembre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||
Ils regroupent entre l'extrême gauche et l'extrême droite environ un quart des suffrages exprimés à chaque élection. Ils forment le vote « contre ».
Contre quoi ? En vrac un peu de tout. Contre le système, contre les immigrés, contre leur patron, contre les limitations de vitesse, contre l’Europe, contre l’interdiction de la chasse à la palombe, contre l’école le samedi matin, contre les privatisations, contre les rond-point contre le solaire, contre le nucléaire, contre les jeans taille basse, contre la mondialisation, contre , contre , contre…ad libitum.
Ils font la fortune et nourrissent les fantasmes de grandeur et d'utopie des partis extrêmistes qui n'ont pas d'autres ambition qu'un retour dans le passé, qui sont sclérosés. En vrac et contre tout. Tous unis derrière une seule bannière, celle de leur égoïsme, celle du « je ne regarde pas plus loin que mon clocher », celle surtout du « on va leur donner un coup de semonce à tous ces politicards ».
Pauvres crétins. Vous n’avez que les politiques que vous méritez.
Alors vous « protestez »…La belle affaire. Que vous l’ayez fait en chemise rouge dans les années 70 ou par vases fétides communiquants en chemise noire encore cette année, seules les proportions se sont inversées. Vous êtes toujours les mêmes à gémir et à vous lamenter sur les lendemains qui déchantent et le racornissement de la France éternelle. Dans les deux cas vous ne savez parler que de déclin, de perte des valeurs, de retour au passé, comme si le temps s’était figé autour de nous comme il s’est figé autour de vous.
Car, vous qui êtes figés, glacés, pétrifiés, tétanisés dans vos archaïsmes face à un monde qui va trop vite pour vous, que vous ne comprenez pas, et que vous ne cherchez même pas à comprendre tellement vous êtes occupés à regarder derrière vous et à pleurer les lambeaux du passé terni et des lendemains brillants que vous n’avez jamais eu. Que vous n’avez jamais voulu. Parce que pour vouloir quelque chose, il ne suffit pas de frapper aux portes en disant « je suis contre ». Il ne suffit pas d’être les mendiants de la démocratie.

Mais vous restez là avec votre vote « protestataire », sans vous impliquer autrement que par votre vote inutile parce que vous ne faites rien pour faire changer les choses.
Libre réponse