Night Prowler
Partout ou je puisse errer
| Décembre 2008 | ||||||||||
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C’est devenu moche, sale routine a laquelle on n’a pas échappé.
Et pourtant, on n’a pas creusé de sillon , juste griffé le sol, juste giflé la vie de notre bonheur insupportable. Le couple exemplaire…quelle connerie. Celui que les amis envient mais qui est comme un iceberg, brillant et lisse au dessus, noir et plein de crevasses au dessous. Et puis surtout glacé, refroidi, mort sous la surface des apparences.
C’est sur, les copains le jour ou on va l’annoncer, on a intérêt à les asseoir dans le canapé et leur servir un starter bien tassé. Pour atténuer le choc…et puis surtout pour éviter les pleurnicheries, les faux semblants, le confessionnal dans la cuisine ou dehors sous la lune grise. Pour éviter les rancœurs, les compassions, les tapes dans le dos et les pleurs.
Tiens il me vient une idée. Au lieu de pourrir la soirée, on va attendre de leur dire au revoir quand il retrouveront leurs voitures aussi givrée qu’eux pour leur dire que nous aussi on se sépare. Mais que c’est pas grave…qu’on les aime toujours, et que non on va pas se bastonner, et qu’il faudra être prudent sur la route et pas se faire flasher…comme nous qui avons perdu notre permis de vie commune point par point.
Ouais.., ça va être le moment de compter les vrais amis des faux, de voir les prises de parti des défausses, d’être l’élément qui perturbe le plan de table, de la nouvelle nouvelle histoire, des aventures et des dégoûts.
C’est drôle de penser que toutes nos soirées entre potes vont tomber dans l’oubli, que personne n’osera sortir les photos de nous ensemble à l’un ou à l’autre pendant des années. Que tout une portion de vie va d’un coup s’arrêter, rangée, cartonnée, étiquetée.. Attention danger, souvenirs violents, vois ce qu’il leur est arrivé….Et que toute une série de nouveaux souvenirs va bientôt chasser « l’autre ».
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