Les autres 4400

Publié le par Serval

i78578jena.jpg4000, c'est environ le nombre de noirs qui furent lynchés au USA entre le 19ème  et le 20ème siècle  déjà si loin et pourtant encore si proche.

C'est un chiffre moyen, mais ils auraient tout aussi bien pu être 3800 ou bien....4400 comme cette série télé ou les gens réapparaisent  aussi mystérieusement qu'ils ont disparu et alors qu'ils étaient tombés parfois dans l'oubli. Mais le présent ce n'est pas forcément l'oubli. Hélas parfois des bulles nauséabondes réapparaissent à la suface.

Ces dernières semaines au Etats-Unis, les bulles ont pris la forme de noeuds coulants, comme ceux utilisés par les émules du Ku-Klux-Klan...Des noeuds coulants accrochés anoymement et donc lachement sur les branches des arbres à proximité de lieux de travail ou pire encore sur  des campus ou devant des lycées fréquentés par des noirs à travers tout le territoire américain.

Une sorte d'émulation de la betise partie d'un premier acte de ce genre et qui a valu à l'un de ses auteurs blanc un tabassage en règle par ceux qu'il voulait accrocher comme une guirlande funèbre à l'arbre désigné comme  "white sitting only" de son lycée. C'était à Jena, en Louisiane.

Emulation de la betise. comment qualifier autrement ces crétins qui passent à l'acte en tant que suiveurs, et  démultiplicateurs de ce qu'ils ont vu à la télé. Même pas une once d'amour propre, enncore moins d'idées. Non, du suivisme du a des préjugés, un mal-être, la peur aussi. Bref tous ce sentiment qui engendrent l'animosité envers celui qui ne leur ressemble pas, qui ne vit pas comme eux et qui est considéré comme porteur de tous les vices.

Et c'est ainsi que si en surface la mer est étale, les flots continuent de bouillonner en dessous, prêt à remonter en vagues de haine au moindre déclencheur, et que reapparaissent les 4400 et les fantômes de leurs bourreaux.

Coïncidence, Al Gore vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix pour son action de sensibilisation a la lutte contre réchauffement de la planète...Comme Martin Luther King en 1964 pour son action contre le réchauffement de la betise humaine. Autre époque, autre problème,  mais même moeurs...king.jpg

"I Have a dream" disait il...

"Where are the dreams ? " dirait il peut-être aujourd'hui...

 

Publié dans Toutes griffes dehors

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@tom 23/10/2007 22:06

Sans mauvais jeu de mot, il dirait peut-être qu'il voit le futur noirOK je sors

Agathe 14/10/2007 00:01

La résurgence actuelle me fait très peur. La vague atlantiste et son prosélytisme puant teinté de darwinisme social redonne une justification à la barbarie par la mise en scène d'être en état de légitime défense contre les envahisseurs. Il ne faut pas négliger ces mouvements très activistes qui prêchent la bonne parole partout en Europe. Un fléau contre lequel il faut informer. Une nouvelle façon de réactiver le racisme a été créée.

brigetoun 13/10/2007 12:46

son i have a dream était un we have a dream, non ?les petits pour se sentir moins petits auront toujours, sauf éducation, tendance à passer leur colère sur ceux qui sont à leur portée, un peu plus faibles, ou atteignables et suffisament différents pour permettre une cristalisation les tabasser en retour ou les ridiculiser quand c'est possible et essayer de les cltiver, mais cela pourrait les amener à tourner leur colère vers d'autres cibles, l'ordre qui leur est imposé et qu'ils acceptent