Night Prowler
Partout ou je puisse errer
| Décembre 2008 | ||||||||||
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J’ai froid. J’ai faim. Dans ce demi coma ou je m’enfonce jusqu'à plus soif, jusqu'à plus faim, jusqu'à plus rien.
Si t’es mon ami, tire moi de la ou tire toi de la.
J’ai mal.
Mon sang brûle dans mes veines perforées. Je n’en peux plus. J’ai son image rémanente, permanente dans mon cerveau. Je ne peux plus penser. Annihilé, monopensée, inévitable, inévité, pas invité.
Cerveau bouffé, cramé, surdosé, electrisé, surtensionné..
Je vais crever.
Je crève.
Par overdose de télé, de radio, de blogs, de journaux inféodés ou pas inféodés.
Ma vue se brouille. Je voudrais, oui je voudrais esquisser un geste mais mes doigts sont gourds dans la torpeur qui m’étreint. Je voudrais, oui, je voudrais parler, mais mes mots sortent en borborygmes de ma bouche pateuse de cuité, d’overdosé.
Il est partout, il nous drogue, en douceur par hypnose, par poudre aux yeux, il nous drogue.
A coups de communication il nous drogue, à coups de pub il nous drogue, à coups de people il nous drogue,à coups d’ouverture il nous drogue, à coups de passages télé il nous drogue
Il nous tue.
Il tue la rébellion, il tue la réflexion , il tue l’opposition, il tue….
Tu es le monde, le monde s’est tu, il va tuer tout le monde.
Pour moi c’est trop tard.
Le canapé à pris feu. Je brûle, je crève par overdose.
Toi qui es mon ami...Tire toi avant qu'il ne t'atteigne
Libre réponse