Nandigram. Ce villageois indien ne peut retenir ses larmes en racontant une opération de police visant à expulser des fermiers pour construire des complexes
immobiliers. (Chowdhury/AFP)
C'est in-extenso (et pour une fois sans délayage ni jeu de mots) que je reprend ce soir cette dépèche de l'AFP trouvée sur le site du Figaro.
Nandigram est une région à 150 km de Calcutta dans le district du Bengale. Depuis des mois des paysans s'opposent aux policiers et autres nervis pour la défense de leur terre. Le dernier bilan
officiel fait état de 14 morts sans compter les blessés, les femmes violées et les cadavres retrouvés plus tard avec des balles dans le dos. On est loin du jeu Pékin-Express...
Juste pour rappeler à ceux qui crient à la censure parce qu'une émission de télé (aussi bonne soit elle) est supprimée, qui du haut de leurs blogs hurlent dans leur nombril à la liberté qu'on
assassine, pour qui la flopée de tentes canal St Martin n'est plus qu'un vague souvenir entre deux libations, et qui sont plus interessés par leur microcosme brillant et moite de chaleurs
tourmentées de haines consanguines, qu'à Nandigram comme dans trop d'endroits dans le monde subsiste la vraie détresse.
La détresse humaine, pas la cathodique.
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