Dimanche 17 juin 2007
Ce n'est rien que de dire (d'écrire
plutôt) que je suis en colère ce soir. Fumace. J'avais pris un peu le large ces derniers temps, sorti la tête de l'écran, profité de la vie, gonflé la grand voile...Bref un peu de
recul, une respiration , une goulée d'air frais au milieu de la pollution polémique et politique que nous subissions depuis plusieurs mois.Mais "ça" m'a fait bondir. Oui "ça", c'est par ce terme que je désignerais désormais Marie-Ségolène Royal.
Donc "ça" après nous avoir joué le grand air de la passonaria, celui de la rénovation, celui de l'ulime recours, du "je joue toute seule dans la cour des grands", et enfin celui du "Je n'ai pas le courage de me présenter aux législatives, alors je prend pretexte du cumul des mandats pour ne pas le faire" nous fait deux annonces ce soir.
A genoux manants "ça" a parlé...
De la même manière hautaine ét insupportable qu'au soir du premier tour de ces legislatives avec son fameux "Vous les jeunes, vous qui êtes restés chez vous alors que souvent vous êtes venus vous inscrire sur les listes électorales. Je ne vous accable pas". . C'est tellement puant de prétention et d'arrogance que cela n'appelle même pas de commentaire. Comme si le vote d'jeuns était sa propriété, comme si le fait qu'une catégorie de la population qui n'ai pas été prêter allégeance à "ça" Sainteté vêtue de probité et de lin blanc était responsable des luttes de pouvoir du sommet, luttes qu'elle a largement contribué à alimenter alors que son devoir était de rassembler, surtout avec ses prétentions.
Car "ça" brigue la tête du Parti Socialiste du haut de sa cuisante défaite au second tour de la présidentielle qu'elle est la seule à ne pas avoir compris, simplement parce que perchée sur son égo elle ne veut pas comprendre qu'il s'agit d'abord de SA défaite, due certes à une campagne honorable mais remplie de couacs, d'incapacité à se remettre en cause et surtout d'une inaptitude totale au discours politique.
Mais ce n'était surement pas suffisant pour "ça" suffisance. Il a fallu qu'elle en rajoute.
Au PS ce n'était pas soir de fête, bien sur, mais ce n'était pas soir de défaite accablante, humiliante face à un rouleau compresseur bleu. Bref quelque part une légitime satisfaction due au travail accompli par tous ceux qui croient encore en leur idées malgré et parfois contre leurs élites. "ça" a tout gaché. Certainement piteuse et navrée qu'on ne parle pas d'elle, elle à choisi tout spécialement ce soir pour officialiser sa séparation avec Hollande, après des mois de ce qui se voyait comme le nez de Cyrano tout en ressemblant au fil des démentis au nez de Pinocchio...
Ce faisant, "ça" a fait se percuter la sphère privée avec la sphère politique, ce qu'elle reprochait à Nicolas Sarkozy il y a encore peu de jours, et qui plus est pour sa propre gloriole en se présentant comme femme trompée. A ce "ca"niveau de la politique elle va certainement aller se plaindre aussi d'avoir été une femme battue le 6 mai dernier...
Ce qui est méprisable et inélégant dans son attitude, c'est de se braquer soi-même les projecteurs sur soi pour occulter la portée de la stratégie de son ex. Stratégie au passage bien plus payante que la sienne et surtout qui n'a pas été désavouée par l'ensemble du PS...
Ce qui est minable et arrogant dans son attitude, c'est aussi que le travail fourni par tous ces hu
mbles durant cette campagne législative
pour sauver entre autres ses fesses et "ça" légitimité, travail qui a payé donc avec plus de 200 députés là ou l'on en attendait que la moitié, est occulté par "ça" Saintété, parangon de vertu
et qui prétend en divisant, vouloir rassembler et en méprisant vouloir fédérer. On comprend mieux désormais que Besson se soit tiré et que Hollande soit allé voir ailleurs...Et dire que "ça" voulait diriger le pays, que j'ai (faute de mieux il est vrai, DSK ayant été éliminé lors des primaires) voté pour elle.
Ami bloggien, si tu savais comme je m'en veux....
par Serval
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Toutes griffes dehors
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Ca doit être l'été qui
arrive...
e gauche,
mais totalement abandonnée en rase campagne (et pas qu'électorale). Etonne toi ami bloggien qu'ils se déplacent en masse (populaire ?) la ou on leur "promet" d'élever leur niveau de vie (et par
la même celui de leurs enfants) pendant qu'à gauche non seulement on ne leur propose rien mais en plus on se bat pour savoir s'il faut d'abord mettre les plus défavorisés au niveau salarial
qu'eux ont parfois mis vingt ans à atteindre, ou bien pour ceux qui s'en sont le mieux sorti d'alourdir encore leur imposition...
Tian'anmen-Beijing-Chine. La plus grande place du monde (plus de 20 hectares).
D'ailleurs pourquoi le feraient ils ? Ils n'ont toujours pas la
démocratie certes mais ils ont les "Jeux"...

J'aime bien Arno Klarsfeld, et ce
malgré quelques prises de position qui me gènent parfois. En vérité, j'aime bien les iconoclastes, les personnages qui bousculent quelque peu les conventions et qui s'expriment sans langue de
bois quitte à en recevoir en retour quelques volées bien vertes. Et puis malgré ses rollers, il a largement su prouver ses qualités lors du procès Papon. Par parenthèse, je suis tombé sur un site
nauséaux militant pour la réhabilitation du "chef de gare" et de ses Occupations ou, certainement par hasard, après une page d'accueil monochome la fiche qui est consacrée aux Klarsfeld père est
fils est sur un fond jaune pas vraiment du meilleur goût Je présume que l'auteur a du résister à l'envie de la parsemer en plus d'étoiles, ce qui aura été son seul acte de courage...Mais tout
cela nous éloigne de notre sujet.
Jouer sur l'image au détriment de
l'enracinement local, se faire parachuter pour représenter des gens qu'on ne connait pas dans un cadre quasi inconnu, n'est pas très sérieux. C'est presque à la limite du mépris pour ses
électeurs. C'est juste de dire qu'on veut un morceau de gateau, quelle que soit la part, histoire de participer au goûter d'anniversaire. Cela n'interesse que sa notoriété, pas celle du lieu ou
l'on veut être député. Et pour revenir dans ce XIIème Arrondissement, cela équivaut à vouloir prendre la Bastille mais sans génie...Cela participe simplement à une opération de politique
spectacle ou les paillettes remplacent les ors de la République.
es extraits :
Bien sur tu la
connais ami bloggien cette vieille histoire de la canne à pêche et du poisson. C'est la base même des antagonismes sur la politique à mener face aux pays en voie de developpement. En résumé :
"Donne un poisson à un pauvre et il mangera une journée, donne lui une canne à pêche et il mangera toute sa vie".
de faire pression sur certains pays dont la dictature issue de la
décolonisation regne toujours et fomente deux castes : ceux qui partent et ceux qui se radicalisent dans la religion ou la lutte armée participant ainsi à l'engrenage malsain de la repression et
de la justification d'un régime autoritaire.
Rendons grâce au PS mes amis ! Oui, voila un parti d'avenir. La preuve ?
il est déjà en 2012. Et ce sans prendre une ride, juste un peu de bide...
Je ne sais pas si tu
y a fait attention ami bloggien, mais quand on regarde les photos de mariage des potes (ou potesses pour les filles) ou de sa famille, on se retrouve trois fois sur quatre à contempler les mêmes
sourires béats ou un brin cripés sur des visages différents mais invariablement dans le même décor. A savoir le parc municipal voisin, à deux pas de la mairie et à trois pas de l'église, et ses
magnifiques massifs de roses, de rohododendrons, de pivoines ou de pommiers en fleurs (raye les mentions inutiles et à mon avis elles le sont toutes). La pire photo étant généralement la
dernière, celle qui ou les novis sont assis sur la banquette arrière de la CX du tonton tentant de surnager entre la tulle et les bouquets de fleurs, en faisant de grands "au revoir" aussi
pathétiques que sourd-muets à travers la lunette arrière ce qui donne, entre les yeux rouges et les lignes orangées du dégivrage, la curieuse impression de deux aliens en train de tester le champ
de force de l'Enterprise (mais je m'égare...)
Je passerais rapidement
sur la "variante" introduite par Mitterrand en train de lire non pas "les Essais" de Montaigne mais plus certainement "Volpone" ce qui expliquerait l'état du PS dix ans après sa mort...



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